Affiche de l'association Phyto Victimes
Affiche de l'association Phyto Victimes
Affiche de l'association Phyto Victimes  ©Radio France - Ines Leraud
Affiche de l'association Phyto Victimes ©Radio France - Ines Leraud
Affiche de l'association Phyto Victimes ©Radio France - Ines Leraud
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Résumé

Ils sont agriculteurs intensifs. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

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Un documentaire d’Inès Léraud et Anna Szmuc

1ère diffusion le 24 septembre 2014 dans Sur Les Docks

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Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

Cela se passe à Dôle, dans le Jura, au sein d’une réunion de l’association « Phytovictimes » qui regroupe des paysans utilisateurs de pesticides. L'enjeu à travers leurs témoignages est de dessiner les contours du système tentaculaire pour lequel ils travaillent et de saisir si et comment il serait possible, à leur échelle, de sortir de la chimie pour se tourner vers le bio.« Pour ça j’ai besoin de lui, dit Denis Camuset en parlant de son fils qui va reprendre l'exploitation, j’ai mené bien des combats, mais le passage en bio est certainement le plus dur ! Ce qui rend difficile le changement du système, c’est tout l’aspect psychologique, on a tellement été bercé dans une autre mentalité. Réduire les pesticides c’est reprendre une formation, c'est changer tout un système, c’est aussi la peur financière je crois, car on ne sait pas où on va. »

Avec les membres de l'association "Phytovictimes" ; les agriculteurs du village de La Loye dans le Jura ; Les sociologues Nathalie Jas et Christian Nicourt

Pour aller plus loin :

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu (Le Monde, 09.05.2012, Angela Bolis)

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Maryvonne Abolivier
Collaboration