Galilée devant le Saint Office au Vatican. Peinture de Joseph Nicolas Robert-Fleury, 1847, Paris, Musée du Louvre
Galilée devant le Saint Office au Vatican. Peinture de Joseph Nicolas Robert-Fleury, 1847, Paris, Musée du Louvre
Galilée devant le Saint Office au Vatican. Peinture de Joseph Nicolas Robert-Fleury, 1847, Paris, Musée du Louvre ©AFP - PHOTO JOSSE / LEEMAGE
Galilée devant le Saint Office au Vatican. Peinture de Joseph Nicolas Robert-Fleury, 1847, Paris, Musée du Louvre ©AFP - PHOTO JOSSE / LEEMAGE
Galilée devant le Saint Office au Vatican. Peinture de Joseph Nicolas Robert-Fleury, 1847, Paris, Musée du Louvre ©AFP - PHOTO JOSSE / LEEMAGE
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Résumé

Le combat des philosophes face à l’Inquisition ou le combat vers l’autonomie de la science et les lumières de la raison contre le dogmatisme.

En savoir plus

Première diffusion : 30/05/17

Les derniers mots de Giordano Bruno furent : « C’est vous qui avez le plus peur », c’est-à-dire, vous avez plus peur de ce que je dis, que moi de la mort. Danilo Nigrelli

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Le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif sur le Campo de Fiori de Rome sur décision de l’Inquisition catholique romaine. En 1616, les thèses de Copernic sur la rotation de la terre autour du soleil sont mises à l’Index, et Galilée reçoit l’interdiction de les enseigner. Dix-sept ans plus tard, le grand savant qui a posé les bases de la science moderne, est condamné à abjurer et à la prison à vie.

Pourquoi le pouvoir religieux s’est-il senti si menacé par la théorie héliocentrique ? Le soleil est-il l’arbre qui cache la forêt ?

Quand une personne était reconnue coupable d’hérésie et qu’elle n’abjurait pas, alors la peine capitale devenait nécessaire, du point de vue de l’Eglise. Si l’Eglise n’avait pas puni la personne qui la défiait, qui prétendait avoir raison contre elle, elle aurait renoncé à sa fonction de domination. Ugo Baldini

Pour ce 2ème épisode, nous sommes à Rome. Car autant les juges de Socrate ne sont-ils plus là pour répondre à l’énigme qui a forgé le mythe, autant la Sainte Inquisition, aujourd’hui Congrégation pour la doctrine de la foi, siège toujours dans le palais où Giordano Bruno passa huit ans emprisonné, et le Vatican est-il toujours un Etat, qui conserve quatre-vingt-cinq kilomètres de rayonnages de dossiers dans ses Archives secrètes.

Nous nous interrogeons sur ce qui se passe quand la vérité se fige, n’est plus l’objet d’une recherche, mais devient l’objet d’une appropriation.

Et nous découvrons que les cas de Giordano Bruno et de Galilée, loin d’être des histoires anciennes, sont toujours d’une “brûlante“ actualité.

Avec :

  • Ugo Baldini, historien de l’Inquisition romaine
  • Yves Hersant, spécialiste de la Renaissance, traducteur et co-éditeur des œuvres de Giordano Bruno aux Belles-Lettres
  • Nuccio Ordine, théoricien de la littérature et auteur notamment de Le seuil de l’ombre (éd. Les Belles-Lettres)
  • Maria Mantello, présidente de l’Association pour la libre-pensée Giordano Bruno à Rome
  • Danilo Nigrelli, comédien interprète du « Nolain » dans Le Banquet des cendres de Giordano Bruno, mis en scène par Antonio Latella (2008)
  • Monseigneur Pagano, directeur des Archives secrètes du Vatican, éditeur des Actes du procès de Galilée
  • Pietro Redondi, historien des sciences et auteur notamment de Galilée hérétique (éd. Gallimard)

Un documentaire de Elise Gruau, réalisé par Angélique Tibau

Une salle des archives secrètes du Vatican
Une salle des archives secrètes du Vatican
© Radio France - Elise Gruau

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Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Elise Gruau
Production déléguée
Annelise Signoret
Collaboration
Angélique Tibau
Réalisation
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Mathias Mégy
Collaboration