Les habitants de Shtetl devant leur appartement – 1901
Les habitants de Shtetl devant leur appartement – 1901
Les habitants de Shtetl devant leur appartement – 1901  ©Getty - Imagno/Getty Images
Les habitants de Shtetl devant leur appartement – 1901 ©Getty - Imagno/Getty Images
Les habitants de Shtetl devant leur appartement – 1901 ©Getty - Imagno/Getty Images
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Résumé

Sur les traces de la vieille Europe ouverte et polyglotte.

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Nouvelle écoute - date de première diffusion : 18/02/19

Il y a tout juste un siècle, au cœur du vieux continent, l’Europe changeait radicalement de visage. L’effondrement de l’empire austro-hongrois mettait fin à une longue coexistence entre des peuples de culture et de religion différentes. Dans l’un de ses derniers entretiens, l’écrivain Edgar Hilsenrath, récemment disparu, évoque avec nostalgie la “vieille Europe” de son enfance, le shtetl de ses grands-parents.  

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Je me sentais très bien dans le shtetl. La Bucovine, c’était mon Heimat. On parlait allemand, roumain et yiddish.  C’était la vieille Autriche. C’était l’Europe, une sorte de Heimat. Aujourd’hui, elle a disparu, cette Bucovine. 

Edgar Hilsenrath

Sous la pression croissante des nationalismes, cette Europe ouverte et polyglotte s’est pulvérisée en une multitude d’états hérissés de frontières nationales, de barrières linguistiques et culturelles. Dans toutes les mémoires centre-européennes, ce “monde d’hier” si cher à Stefan Zweig agit encore avec la puissance d’un mythe. 

Cet empire des Habsbourg avait un visage. C’était le visage de l’Europe. Une fois sa disparition actée, on l’a amèrement regretté. C’est quelque chose qui doit nous servir de leçon aujourd’hui. 

Johann Chapoutot

Avec Johann Chapoutot, historien ; Etienne François, historien ; Edgar Hilsenrath, écrivain ; Miklós Konrad, historien ; Petr Kral, poète ; Jacques Le Rider, historien ; Robert Menasse, écrivain ; László Nemes, cinéaste ; Doron Rabinovici, écrivain ; Clara Royer, historienne ; Olga Tokarczuk, écrivaine 

Une série documentaire de Christine Lecerf, réalisée par Franck Lilin

Merci au Musée d’art et d’histoire du judaïsme de Paris et Sylvie Andrieu

Voix : Claude Aufaure, Patrice Bornand, Laurent Lederer, Andrea Schieffer ; Traduction : Lou Héliot , Agnieszka Zgieb ; Documentation : Maria Contreras ; Mixage : Alain Joubert

Bibliographie : 

Musiques extraites de :

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