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Par François Noudelmann Réalisation: Clotilde Pivin L'oisiveté est longtemps restée une valeur aristocratique issue de l'Antiquité. Avec la société du travail elle s'est transformée en contre-valeur : par opposition à l'idéologie de l'efficacité et de la rentabilité, l'oisiveté, voire la paresse, sont devenues des formes de désobéissance à l'impératif laborieux. La grève générale n'a pas forcément pour but la révolution sociale ou l'augmentation des salaires, elle peut aussi dessiner une grève ensoleillée, suggérer une autre disponibilité au monde de l'inutile. La contemplation, l'errance, l'indécision, l'instantané sont autant d'écoles buissonières qui changent la vie. Toutefois la question philosophique de l'oisiveté ne se limite pas à la critique du travail, elle amène plus finement à penser l'activité de l'inactif, la possibilité d'une paresse choisie, les vertiges du dérèglement ou de l'ennui. Car l'oisiveté n'est pas forcément de tout repos. Bibliographie complémentaire: Bertrand Russel, Eloge de l'oisiveté Clément Pansaers, L'apologie de la paresse Kazimir Malevitch, La paresse comme vérité effective de l'homme Paul Lafargue, Le droit à la paresse Samuel Johnson, Le paresseux Robert Louis Stevenson, Une apologie des oisifs

Références

L'équipe

Marianne Chassort
Collaboration