France Culture
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Par François Noudelmann Réalisation: Pierrette Perrono Depuis les années 80, les sociétés occidentales ont modifié leur rapport au temps : alors que le XXe siècle avait misé sur l'avenir, multipliant les utopies artistiques et politiques, il a fini sur une commémoration du passé. Le mémorial l'emporte désormais, comme si l'héritage précaire des civilisations nécessitait une protection permanente. S'agit-il d'un âge de raison ou bien la survalorisation du passé témoigne-t-elle d'une névrose collective? Car la passion patrimoniale ne se contente plus de conserver le passé, elle répertorie aussi le présent pour le constituer en réserve muséale. Du coup, tout se transforme en patrimoine : les objets les plus ordinaires, les paysages naturels, les activités immatérielles, les gènes de l'humanité... Cette extension correspond-elle à l'universalisation de ce qui demeurait autrefois le propre d'une nation? Ou bien révèle-t-elle une angoisse identitaire qui transit le contemporain de mélancolie?

Références

L'équipe

Marianne Chassort
Collaboration