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Par François Noudelmann Réalisation: Clotilde Pivin La langue française a beaucoup de mots pour nommer le bruit. Il y a les grands bruits, vacarme, brouhaha, barouf, tapage, tintamarre ou boucan... Et les petits bruits tels que le glouglou, le cliquetis, le bourdonnement ou le murmure. Cette richesse lexicale est inversement proportionnelle à la dévalorisation du bruit, perçu comme une nuisance. Défini par la négative, le bruit est un son sale, parasite, non harmonique; il relève du populaire ou du corporel. De fait, le bruit des masses effraie, les bruits du corps dérangent. Cependant cette dévaluation symbolique ne doit pas nous rendre sourds à la présence du bruit, non seulement dans la société mais aussi dans la musique même. Car la relation au bruit est un révélateur sensible des comportement humains. Quels bruits sommes-nous capables d'écouter ou de faire? Tout le bruissement du monde dépend d'une telle question.

Références

L'équipe

Marianne Chassort
Collaboration