Ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies, qui adoptera la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948 à Paris. (Ici le 22 septembre).
Ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies, qui adoptera la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948 à Paris. (Ici le 22 septembre).  ©AFP - STRINGER
Ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies, qui adoptera la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948 à Paris. (Ici le 22 septembre). ©AFP - STRINGER
Ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies, qui adoptera la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948 à Paris. (Ici le 22 septembre). ©AFP - STRINGER
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Frédéric Worms s'entretient avec Justine Lacroix, professeure de science politique à l'université libre de Bruxelles, directrice du Centre de théorie politique

Avec
  • Justine Lacroix Professeur de science politique à l'université libre de Bruxelles, directrice du Centre de théorie politique

Les critiques contemporains des droits de l’homme, de ce qu’ils appellent « le droit de l’hommisme », ils se croient malins. Mais ils n’ont rien inventé. Depuis 1789 on les voit venir, on les connaît, ceux qui voient dans les droits de l’homme (à gauche) non pas un outil de résistance mais le masque de la domination, non pas une demande universelle, mais (dans une certaine droite) un déni des identités. Seulement, on sait aussi depuis 1789 à quels crimes conduisent ces critiques, à quels progrès concrets au contraire conduisent les usages démocratiques et politiques réels, sérieux, des droits de l’homme (avec par exemple Hannah Arendt, Claude Lefort, Etienne Tassin récemment disparu). Justine Lacroix le sait, elle qui est revenue avec J. Y. Pranchère sur cet ancien Procès des droits de l’homme (Seuil, 2017). Mais elle s’en inquiète plus encore. On peut et on doit critiquer certains usages des droits de l’homme. Mais les critiquer en bloc, c’est tomber dans l’idéologie, c’est jouer avec le feu. Face au retour des antidémocratismes les plus violents, faisons aussi retour aux principes les plus radicaux de la démocratie, car c’est elle, dans ce procès, notre recours.

Le choix musical de Justine Lacroix est : Victor Jara, "El Manifesto"

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