Une prothèse de bras symbolique est attachée à la sculpture Le Centaure Nessus enlevant Dejanire par Laurent Honore Marqueste (action organisée par Handicap International le 6 mars 2018 à Paris) ©AFP - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
Une prothèse de bras symbolique est attachée à la sculpture Le Centaure Nessus enlevant Dejanire par Laurent Honore Marqueste (action organisée par Handicap International le 6 mars 2018 à Paris) ©AFP - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
Une prothèse de bras symbolique est attachée à la sculpture Le Centaure Nessus enlevant Dejanire par Laurent Honore Marqueste (action organisée par Handicap International le 6 mars 2018 à Paris) ©AFP - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
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Résumé

Serge Tisseron reçoit le philosophe Bernard Andrieu, professeur en épistémologie du corps et des pratiques corporelles à l'Université Nancy 1.

avec :

Bernard Andrieu (Philosophe du corps).

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Comme en témoignent de nombreuses figures mythologiques - Prométhée, le Centaure, la chimère, le loup-garou, et plus près de nous, les supers héros - l’hybridation a toujours préoccupé l’être humain. Mais les hybrides sont aussi parmi nous, avec leurs pacemakers, leurs greffes, leurs prothèses de hanche... voire leurs fauteuils roulants. L’important est que les machines s’adaptent à notre corps et que notre corps s’adapte à elles. Cela est-il plutôt rassurant ou plutôt inquiétant ? Les deux à la fois. L’aspect rassurant est que l’hybridation permet d'éviter la stigmatisation des corps handicapés ou imparfaits. L’aspect inquiétant consiste dans le fait que les technologies d’hybridation utilisent de plus en plus des systèmes connectés qui peuvent contribuer à un contrôle social accru. Pour toutes ces raisons, il est temps désormais de placer l’éthique au cœur de l’hybridation.

Références

L'équipe

Serge Tisseron
Production
Céline Leclère
Collaboration