Discours d'ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies au cours de laquelle est adoptée la DUDH, le 22 septembre 1948 au Palais de Chaillot, à Paris.
Discours d'ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies au cours de laquelle est adoptée la DUDH, le 22 septembre 1948 au Palais de Chaillot, à Paris.
Discours d'ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies au cours de laquelle est adoptée la DUDH, le 22 septembre 1948 au Palais de Chaillot, à Paris. ©AFP
Discours d'ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies au cours de laquelle est adoptée la DUDH, le 22 septembre 1948 au Palais de Chaillot, à Paris. ©AFP
Discours d'ouverture de la troisième assemblée des Nations-Unies au cours de laquelle est adoptée la DUDH, le 22 septembre 1948 au Palais de Chaillot, à Paris. ©AFP
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Résumé

Lors du Forum sur la paix de novembre dernier, Angela Merkel se demanda si nous serions encore capables aujourd’hui de réunir le consensus qui accompagna la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Que lui répondre ? Avec Mireille Delmas-Marty, professeure au collège de France.

avec :

Mireille Delmas-Marty (Juriste, professeure honoraire au Collège de France).

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Le monde a bien changé depuis soixante-dix ans : quels ajouts devrions-nous apporter à cette Déclaration ? Elle ne dit en effet pas un mot de l’environnement, ni du numérique. Sans compter que de nombreuses parties du monde n’étaient pas représentées dans l’Assemblée de 1948 comme l’Afrique ou l’Asie. La logique des droits de l’homme doit désormais composer avec la raison d’État, avec la raison planétaire et avec la raison technoscientifique. Pour poursuivre sa tâche d’humanisation réciproque. Nous en parlons avec Mireille Delmas-Marty, professeur émérite au collège de France.

Aucun des droits énumérés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme n’est parfaitement appliqué. Beaucoup sont ouvertement bafoués, à commencer par l’article 1, le droit à l’égale dignité des êtres humains (…) : quand on voit ce qu’il s’est passé autour du terrorisme, des migrations… Si l’on essaie de faire un bilan, il paraît pauvre. (Mireille Delmas-Marty)

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Nous sommes dans une société prise entre des vents contraires, et l’on a l’impression que pris par leurs directions différentes, on ne sait plus où aller : il y a les sécurités et les libertés, la compétition et la coopération, l’innovation et la conservation, l’exclusion et l’intégration. Face à ces vents contraires, on ne va pas choisir entre l’un ou l’autre, nous sommes obligés de naviguer avec l’un et l’autre. (Mireille Delmas-Marty)

Musique choisie par l'invitée : "Quatuor pour la fin du temps : liturgie de cristal - pour clarinette, violon, violoncelle et piano" par Olivier Messaien.

Références

L'équipe

Antoine Garapon
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Production
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration