Un jeune djihadiste à Rafah, Gaza. (2018)
Un jeune djihadiste à Rafah, Gaza. (2018) ©Getty - Picture alliance
Un jeune djihadiste à Rafah, Gaza. (2018) ©Getty - Picture alliance
Un jeune djihadiste à Rafah, Gaza. (2018) ©Getty - Picture alliance
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Le terrorisme est aussi ancien que la politique mais il épouse sans cesse des formes nouvelles. Alors que nous étions confrontés à un terrorisme islamiste radical organisé notamment avec Al Qaeda, nous découvrons depuis ces dernières années un djihadisme «endogène». Ce soir avec Thierry Lamote.

Avec
  • Thierry Lamote maître de conférence en psychopathologie clinique, directeur adjoint du centre d’Étude des radicalisations et de leurs traitements (Université Paris 7).

Le djihad s’offre souvent comme une conclusion heureuse à un parcours de dépression. Cet enfermement intérieur est renforcé par un enfermement algorithmique où des sites que l’on visite pour s’informer renvoient à d’autres sites plus radicaux. Mais il ne faut pas tout imputer à la psychologie car les symptômes individuels sont également le symptôme d’une époque en pleine transformation.

Daesh a compris que les meilleurs ambassadeurs du djihad, une fois arrivés sur place, ce sont les jeunes eux-mêmes, sur les réseaux sociaux. 

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Une part des jeunes qui reviennent de Syrie racontent, après plusieurs mois de discussion, qu'ils tournaient en rond et qu'ils côtoyaient un grand vide. Mais malgré tout, au-delà du vide sur place, la cause de leur départ reste toujours énigmatique...

Il y a un tout petit pourcentage de gens psychotiques, ce n'est pas du tout l'essentiel des individus qui partent faire le djihad. 

Extrait musical : Gilberto Gil - Parabolicamará 

Pour en savoir plus : Thierry Lamote - UFR d'études psychanalytiques

L'équipe

Antoine Garapon
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Production
Joséphine Lampreia
Collaboration
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration