Femmes protestant en face de la Garde Nationale dans le campus de l'Université de Californie
Femmes protestant en face de la Garde Nationale dans le campus de l'Université de Californie
Femmes protestant en face de la Garde Nationale dans le campus de l'Université de Californie ©Getty - © Bettmann
Femmes protestant en face de la Garde Nationale dans le campus de l'Université de Californie ©Getty - © Bettmann
Femmes protestant en face de la Garde Nationale dans le campus de l'Université de Californie ©Getty - © Bettmann
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Résumé

Pour clore cette série sur les mobilités, nous recevons ce soir Jérôme Lèbre, professeur de philosophie en classes préparatoires, et directeur de programme au Collège international de philosophie, qui nous propose de ralentir, jusqu'à nous arrêter, en réponse à cette injonction à la vitesse.

avec :

Jérôme Lèbre (professeur de khâgne, membre du Collège international de philosophie).

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Notre invité ce soir interroge aussi nos modes de transport et nos déplacements, notre rapport à la vitesse et aux accélérations mais c’est pour mieux leur opposer la lenteur, tellement nécessaire à ses yeux. Il nous invite même, purement et simplement, à nous arrêter.  On ne bouge plus, on se pose, on choisit l’immobilité. Il ne s’agit pas de passivité. Au contraire, loin du renoncement, le choix de sortir d’une cadence devenue folle…devient un acte de bravoure. Et même de résistance, comme l’ont montré d’illustres héros par le passé et comme certains mouvements contemporains tendent à le plébisciter  ! 

Si tout va trop vite, le réflexe ou la réaction immédiate serait en effet de ralentir. Cela dit, je ne suis pas du tout, en fait, un tenant du ralentissement et de ce point de vue-là, je distingue très radicalement ralentir et s'immobiliser. Je pense que ralentir est une fausse solution. 

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On est censé faire quelque chose. C'est très important de faire quelque chose, mais faire, ça vaut la peine si ça a du sens à la fois pour la société et pour soi. Et donc celui qui ne fait plus, c'est-à-dire qui s'arrête, peut-être aussi est-ce un mode ou de désespoir, ou alors de résistance.

Celui qui médite a toujours médité aussi avec son corps. La méditation est une posture. A partir du moment où il y a posture, il y a quelque chose de concret qui fait que cette posture peut s'exposer politiquement et qu'il n'y a aucune rupture entre méditation, politique et résistance.  

Et pour moi, quand on s'immobilise, ça doit être absolument libre. Si ça commence à devenir une contrainte, quelque chose qui est imposé, il y a quelque chose qui ne va pas. 

Extrait musical : Immobile – Autour de Lucie 

Pour en savoir plus

Biographie de Jérôme Lèbre

Le Droit à la paresse, Paul Lafargue

Références

L'équipe

Dominique Rousset
Dominique Rousset
Julie Voinchet
Collaboration
Sandrine Chapron
Collaboration
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Catherine Donné
Collaboration