Célébration par Amnesty International du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, décembre 2008.
Célébration par Amnesty International du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, décembre 2008.
Célébration par Amnesty International du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, décembre 2008. ©AFP - © BERTRAND GUAY
Célébration par Amnesty International du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, décembre 2008. ©AFP - © BERTRAND GUAY
Célébration par Amnesty International du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, décembre 2008. ©AFP - © BERTRAND GUAY
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Résumé

Lors du Forum sur la paix de novembre dernier, Angela Merkel se demanda si nous serions encore capables aujourd’hui de réunir le consensus qui accompagna la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Que lui répondre ? Ce soir, avec Muriel Fabre-Magnan, professeure de droit.

avec :

Muriel Fabre-Magnan (Professeur de droit privé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

En savoir plus

Si les droits de l’homme consacrent la souveraineté de l’homme sur lui-même et dessinent une nouvelle frontière au pouvoir politique, ils reportent sur l’homme lui-même la charge de définir le droit. L’homme des droits de l’homme n’accepte désormais d’autres contraintes que celles que lui impose la nature ou que celles auxquelles il a consenties. Suffit-il d’élargir sans cesse le champ des droits de l’homme ? Ceux-ci ne butent-ils pas sur une autre frontière, celle de la dignité humaine ? Nous en parlons ce soir avec notre invitée, Muriel Fabre-Magnan, auteure de L’institution de la liberté (PUF, 2018).

Comment est-ce que l'on a détruit le droit du travail ? En prétendant que le consentement du salarié valait aussi bien que le consentement de n'importe qui, alors que toute l'histoire du droit du travail a consisté à dire qu'un salarié en état de dépendance ne peut pas consentir aussi librement. (Muriel Fabre-Magnan)

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On veut autonomiser le robot, et que plus personne ne réponde des dommages qu'il cause. Or, dans l'état actuel des choses, des gens font du profit avec les appareils autonomes (...), et veulent ce profit sans supporter le risque qu'ils créent.  (Muriel Fabre-Magnan)

Musique choisie par l'invitée : "Barbara Song" dans L'Opéra de quat'sous, interprété par Lotte Lenya.