L'écrivain français Louis-Philippe Dalembert en septembre 2019, à l'occasion du 21ème festival littéraire des « Correspondances ».
L'écrivain français Louis-Philippe Dalembert en septembre 2019, à l'occasion du 21ème festival littéraire des « Correspondances ». ©AFP - © JOEL SAGET
L'écrivain français Louis-Philippe Dalembert en septembre 2019, à l'occasion du 21ème festival littéraire des « Correspondances ». ©AFP - © JOEL SAGET
L'écrivain français Louis-Philippe Dalembert en septembre 2019, à l'occasion du 21ème festival littéraire des « Correspondances ». ©AFP - © JOEL SAGET
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Entretien sur la littérature haïtienne, la langue française et la puissance du récit avec Louis-Philippe Dalembert, écrivain, romancier et poète.

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Dans Mur Méditerranée, Louis-Philippe Dalembert dresse le portrait de trois femmes puissantes, entre tragédie de l’exil et promesses de l’émancipation.

Il est question dans ce roman de donner des noms à ceux que l’on appelle de ce côté-ci de la Méditerranée, les migrants. Et dans le roman, il s’agit de trois femmes migrantes. […] Il fallait leur donner des noms, des visages, une histoire, et leur donner une humanité.

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Ce qui avait frappé les Haïtiens dans le nazisme, c’est le déni de l’autre en tant qu’être humain. Pour eux, les Juifs n’étaient pas des êtres humains. Un des premiers, si ce n’est le premier, à répondre à Gobineau et à son « Essai sur l’inégalité des races humaines » [livre de chevet des nazis], est Joseph Anténor Firmin, un Haïtien. C’était un médecin et un intellectuel qui, en trouvant ce livre, va répondre point par point à Gobineau sur l’égalité des races humaines.

>>> Extrait musical choisi par l'invité : "Fini les colonies" de Manno Charlemagne.

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