Huile sur panneau de bois "Adam et Eve dans le jardin d'Eden" de Peter Paul Rubens et Jan Brueghel l'Ancien (1615).
Huile sur panneau de bois "Adam et Eve dans le jardin d'Eden" de Peter Paul Rubens et Jan Brueghel l'Ancien (1615).
Huile sur panneau de bois "Adam et Eve dans le jardin d'Eden" de Peter Paul Rubens et Jan Brueghel l'Ancien (1615). - © D.R.
Huile sur panneau de bois "Adam et Eve dans le jardin d'Eden" de Peter Paul Rubens et Jan Brueghel l'Ancien (1615). - © D.R.
Huile sur panneau de bois "Adam et Eve dans le jardin d'Eden" de Peter Paul Rubens et Jan Brueghel l'Ancien (1615). - © D.R.
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Résumé

Doit-on radicalement opposer l'animal et l'humain au même titre que le sauvage et l’humain ? Réponses avec Virginie Maris, chercheuse en philosophie de l’environnement de l’unité Biodiversité et conservation du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive à Montpellier et médaille de bronze du CNRS.

avec :

Virginie Maris (directrice de recherche au CNRS en philosophie de l’environnement, au sein du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive).

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L’humain s’est toujours défini par opposition à une « nature » que Virginie Maris a récemment défini par le « sauvage », c’est-à-dire précisément ce dans quoi l’humain n’a aucune part et qu’il ne peut contrôler.

Virginie Maris est chercheuse en philosophie de l’environnement de l’unité Biodiversité et conservation du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive à Montpellier, médaille de bronze du CNRS en 2018 et auteure de La part sauvage du monde : penser la nature dans l’anthropocène (Seuil, 2018)

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Il y a d’autres sens du mot « nature » (par exemple pour les sciences de la nature), mais le sauvage serait celui qui est premier, et le plus menacé aussi, aujourd’hui. Il y a donc un paradoxe du sauvage : comment le préserver, s’il est essentiel pour penser l’humain (et jusque sa part de sauvagerie, en lui), mais sans le dénaturer, puisque, ne serait-ce qu’en le préservant, on y intervient ? L'animal nous donne une orientation : une altérité que nous pouvons respecter, une éthique que nous pouvons refonder, non pas contre l’humain, mais au contraire pour rejoindre en lui ce qu’il faut absolument préserver et sauver.

Ce qui m’intéresse dans La part sauvage du monde : penser la nature dans l’anthropocène (Seuil, 2018), c’est cette part du monde que nous n’avons pas créée : ce sont ces êtres de nature, vivants ou abiotiques, qui existent par eux-mêmes et qui échappent à notre désir de pouvoir, de maîtrise et de contrôle, voire de domestication.

Je ne souscris pas à une vision idyllique de la nature sauvage, perçue comme une sorte de Jardin d’Eden. Le monde sauvage est bien au contraire fait de souffrances, mais aussi d’une puissance incroyable.

Aujourd’hui, on se rend compte que la civilisation humaine, qui s’est basée sur la domination patriarcale, coloniale et anthropocentriste, nous montre que la brutalité n’est pas à l’extérieure de notre société.

Extrait musical choisi par l'invité : "Avanti !" par Arthur H.

>>> Pour en savoir plus sur l'article co-écrit par Virginie Maris et Elise Huchard

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Références

L'équipe

Frédéric Worms
Frédéric Worms
Frédéric Worms
Production
Justine Wild
Collaboration
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration