Florence Aubenas (12 juin 2005) à son arrivée à Paris après 5 mois (157 jours) de détention en Irak, avec son traducteur Hussein Hanoun Al-Saadi, sur l'aéroport militaire de Villacoublay. ©Getty - ©  Christian Liewig / Corbis
Florence Aubenas (12 juin 2005) à son arrivée à Paris après 5 mois (157 jours) de détention en Irak, avec son traducteur Hussein Hanoun Al-Saadi, sur l'aéroport militaire de Villacoublay. ©Getty - © Christian Liewig / Corbis
Florence Aubenas (12 juin 2005) à son arrivée à Paris après 5 mois (157 jours) de détention en Irak, avec son traducteur Hussein Hanoun Al-Saadi, sur l'aéroport militaire de Villacoublay. ©Getty - © Christian Liewig / Corbis
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Résumé

Ce soir, nous recevons Florence Aubenas, journaliste au Monde. Elle témoigne de sa captivité en Irak, avec son traducteur, Hussein Hanoun al-Saadi, de janvier à juin 2005, enlevée à l'Université de Bagdad Jedida alors qu'elle réalisait un reportage sur les réfugiés de la ville de Falloujah.

avec :

Florence Aubenas (Grand reporter pour "Le Monde" et essayiste).

En savoir plus

Florence Aubenas, journaliste au Monde a été retenue en otage en 2005. Elle témoigne. 

Extrait musical choisi par l'invitée : " San Quentin" interprété par Johnny Cash lors d'un concert donné le 24 février 1969 pour les détenus de la prison d'Etat de San Quentin en Californie.

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Il y a un moment terrible, qui est ce moment où on se rend compte, on se dit ça y est, je ne vais pas sortir dans une demi-heure, je suis là pour un moment et si ça se trouve, je ne sortirai jamais. Et ce moment-là, tous ceux qui arrivaient, au bout d'un jour ou deux ils l'ont compris. C'est une espèce de hurlement, et tout le monde pousse le même dans cet endroit-là, qui était de se dire ça y est, je suis dans un puits et comment j'en sortirai ? Je ne sais pas. Donc, c'est vrai que c'est un moment charnière.

S’il y a une définition de l'otage à faire, c'est vraiment celle-là, c'est-à-dire que vous vous rendez compte que vous êtes dans la main de quelqu'un qui a une toute puissance sur vous et que cette toute puissance, suivant son humeur, signifie que vous allez avoir votre bout de pain ou ne pas l'avoir. Vous allez prendre votre douche ou ne pas la prendre. […] C'est vraiment cette mainmise qu'on vous fait peser en permanence sur le dos.  

Vous vous demandez quand même tous les matins si vous verrez le soir. Je pense que les preneurs d'otages, en tout cas, c'est là-dessus qu'ils jouent. C'est sur l'idée de vous faire tenir tranquille, donc l'idée de dire un jour « je vais vous tuer », le lendemain, « vous allez sortir », ils jouent avec vos nerfs en permanence.  

>>> Pour aller plus loin

Page wikipédia de Florence Aubenas 

Actualité de Florence Aubenas : adaptation de son livre " le quai de Ouistreham" au théâtre 14 (Paris)

Références

L'équipe

Antoine Garapon
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Production
Julie Voinchet
Collaboration
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration