©Getty - © Tim Teebken
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Résumé

L’inconscient européen, ce sont à la fois les spectres qui hantent l’Europe et la manière de les affronter. Les invité-e-s de cette semaine ne se payent pas de mots, ont une pratique précise des sujets dont ils parlent et dont une Europe mûre et libre dépend. Ce soir, Emmanuel Delille, historien.

avec :

Emmanuel Delille (Historien des sciences, chercheur au Centre d’archives en philosophie, Histoire et édition des sciences et au Centre Marc Bloch, éditeur.).

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S’il y a un « inconscient européen », c’est aussi dans son approche du lien entre les dimensions « culturelles » et l’inconscient, voire la maladie mentale et la psychiatrie. Ce que l’on a appelé Ethno-psychiatrie et qui depuis l’Europe a circulé dans le monde n’est pas indépendant non plus d’une histoire politique et notamment coloniale, qui est encore à l’oeuvre même appliquée aux urgences d’aujourd’hui par exemple aux « migrants ». Emmanuel Delille, historien des sciences, a suivi cette histoire à travers les textes, les pratiques, les maladies, les savoirs. Il a édité notamment le volume fondateur d’Henri Ellenberger. Il nous éclaire de manière critique et lumineuse sur l’inconscient culturel, dans notre histoire et dans nos vies.

Au Japon, le phénomène hikikomori inquiète beaucoup. C’est un phénomène d’ampleur, qui consiste à s’enfermer chez soi et refuser tout contact avec l’extérieur. Un million de personnes aurait un tel comportement. Dans le passé, dans le Japon traditionnel, il était tout à fait accepté de se retirer du monde pour aller dans un temple bouddhiste (…). Aujourd’hui, ce n’est plus possible : les temples servent aux touristes. Les hikikomori restent donc chez eux et sont pathologisés par la médecine contemporaine, alors qu’ils ne l’étaient pas dans le passé. (Emmanuel Delille)

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Musique choisie par l'invité : "Mother's Little Helper" des Rolling Stones (1965). Cette chanson__critique l'abus des anxiolytiques pour calmer les femmes au foyer. "Une critique de la société conservatrice anglaise dans les années 1960, et de la place qu'y ont les femmes"  (Emmanuel Delille).

Références

L'équipe

Frédéric Worms
Frédéric Worms
Frédéric Worms
Production
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration