Un campement de Médecins Sans Frontières accueillant les malades du choléra, le 19 novembre 2010, après 4 jours d'émeutes à Cap-Haïtien
Un campement de Médecins Sans Frontières accueillant les malades du choléra, le 19 novembre 2010, après 4 jours d'émeutes à Cap-Haïtien
Un campement de Médecins Sans Frontières accueillant les malades du choléra, le 19 novembre 2010, après 4 jours d'émeutes à Cap-Haïtien ©AFP - Julien Tack
Un campement de Médecins Sans Frontières accueillant les malades du choléra, le 19 novembre 2010, après 4 jours d'émeutes à Cap-Haïtien ©AFP - Julien Tack
Un campement de Médecins Sans Frontières accueillant les malades du choléra, le 19 novembre 2010, après 4 jours d'émeutes à Cap-Haïtien ©AFP - Julien Tack
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Résumé

En pleine investigation sur l'origine de l'épidémie de choléra, le médecin Renaud Piarroux se retrouve alors confronté à une résistance politique. En novembre 2010, la situation en Haïti est tendue. Entre émeutes et lynchages, les habitants cherchent des responsables.

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Renaud Piarroux (Chef de service à la Pitié Salpêtrière (APHP), spécialiste des épidémies, membre de l'Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique rattaché à l’INSERM).

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Lorsque le professeur Renaud Piarroux entame son enquête pour remonter à la source de cette épidémie inhabituelle en Haïti, la population se mobilise, et manifeste dans les rues des grandes villes haïtiennes, pour clamer sa colère. Certains habitants sont convaincus que ce sont les soldats népalais de l'ONU qui ont introduit le virus, d'autres s'en prennent à des boucs émissaires. En pleine campagne électorale présidentielle en Haïti, le climat est extrêmement tendu. Le médecin se pose la question : doit-il révéler la vérité ?

Alors qu'il travaille en collaboration avec l'ambassade de France et le ministère de la Santé, Renaud Piarroux va devoir passer un grand oral face à un jury composé de militaires, hauts responsables de l'ONU, de l'OMS et de médecins. Ces derniers vont jusqu'à nier la réalité, et la situation sanitaire alarmante.

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Une autre théorie sur l'origine du choléra est alors érigée en paradigme. Unanimement acceptée, elle assure que le choléra est une maladie environnementale, et qu'elle serait liée à une évolution du climat, au contexte naturel en Haïti, suite au tremblement de terre. L’hypothèse environnementale est séduisante, mais elle n’explique pas, selon Renaud Piarroux, l’effet "falaise" de la contamination initiale.

Alors qu'il rédige son rapport, Renaud Piarroux comprend que rien ne doit être révélé avant l'élection présidentielle du 27 novembre 2010. Le rapport doit être bref et factuel, et il se focalise sur une origine dans le camp militaire. Il envoie son rapport à l’OMS qui le transmet à l’ONU. C'est alors que Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU monte au créneau...

Un podcast original, raconté par l'épidémiologiste Renaud Piarroux, réalisé par Clément Nouguier. Conseillère au programme : Camille Renard. Documentaliste INA : Delphine Desbiens.

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