Jake Angeli également connu sous le nom de "The Q Shaman", partisan de Donald Trump et adepte de QAnon, assiste au rassemblement "Stop the Steal" le 12 décembre 2020 à Washington.
Jake Angeli également connu sous le nom de "The Q Shaman", partisan de Donald Trump et adepte de QAnon, assiste au rassemblement "Stop the Steal" le 12 décembre 2020 à Washington. ©Getty -  © Andrew Lichtenstein / Contributeur
Jake Angeli également connu sous le nom de "The Q Shaman", partisan de Donald Trump et adepte de QAnon, assiste au rassemblement "Stop the Steal" le 12 décembre 2020 à Washington. ©Getty - © Andrew Lichtenstein / Contributeur
Jake Angeli également connu sous le nom de "The Q Shaman", partisan de Donald Trump et adepte de QAnon, assiste au rassemblement "Stop the Steal" le 12 décembre 2020 à Washington. ©Getty - © Andrew Lichtenstein / Contributeur
Publicité

L’ex-président américain Donald Trump affirme ne rien savoir du mouvement QAnon, néanmoins, il refuse de le condamner. De fait, les partisans de la mouvance sont une source de soutiens non-négligeable pour celui qui est perçu comme le "sauveur" du complot pédophile satanique.

Les posts du mystérieux Q ont de plus en plus de succès, au point que la renommée de cette "gorge profonde" dépasse rapidement le cadre du forum de jeu sur lequel il est apparu. Certains habitués de YouTube deviennent des exégètes des messages de Q ; ces "Q Tubers" participent à la montée en puissance rapide d’une mouvance dont l’objet principal est la dénonciation d’un supposé complot pédophile satanique au sommet de l’État. Très vite, les partisans de Q, nommés les QAnon, désignent le seul qui pourra les sauver de cette conspiration mondiale : Donald Trump, le président des États-Unis.

Interrogé à plusieurs reprises par la presse sur cette mouvance complotiste, Donald Trump refusera toujours de la condamner. Pendant sa campagne présidentielle de 2020, les QAnon le soutiennent massivement dans ses meetings ; le chef de l’État, candidat à sa réélection, participe même à ce qui est devenu, avec la pandémie de Covid-19, une gigantesque entreprise de désinformation en relayant, via son compte Twitter et ses 80 millions d’abonnés, au moins 300 tweets liés à des comptes QAnon. Le 6 janvier 2021, alors que Donald Trump refuse de reconnaître la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle, il incite ses partisans à participer à l’assaut du Capitole, pour bloquer la certification des résultats. Cette tentative putschiste fera des morts et de nombreux blessés.

Publicité

Merci à Benjamin Illy, journaliste à Radio France pour les sons des meetings de la campagne de Donald Trump.

Production : Élise Karlin | Réalisation : Thomas Dutter | Prise de son : Jérémy Thuil | Mixage : Jakez Hubert