1962 : un panneau est érigé par la John Birch Society à Stratton, au Colorado, réclamant la destitution d'Earl Warren, juge en chef des États-Unis.  ©Getty - ©  Denver Post / Contributeur
1962 : un panneau est érigé par la John Birch Society à Stratton, au Colorado, réclamant la destitution d'Earl Warren, juge en chef des États-Unis. ©Getty - © Denver Post / Contributeur
1962 : un panneau est érigé par la John Birch Society à Stratton, au Colorado, réclamant la destitution d'Earl Warren, juge en chef des États-Unis. ©Getty - © Denver Post / Contributeur
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Résumé

Alimentées par l’actualité sanitaire de ces derniers mois, les organisations conspirationnistes comme QAnon ne sont cependant pas nouvelles. Dans les années 1950, le groupe politique d’extrême droite de la "John Birch Society" faisait déjà circuler des théories du complot à travers des livres et des brochures. La mouvance QAnon instaure cependant une nouveauté : l'usage du numérique pour faire irruption dans le monde réel.

En savoir plus

La mouvance QAnon a pris une telle importance dans la société américaine que certains élus, républicains, comme Marjorie Taylor-Green, s’en revendiquent officiellement. Les thèses conspirationnistes des QAnon ont donc désormais des relais au sein des plus hautes instances législatives du pays… En 2021, alors qu’aucune des prophéties de Q ne s’est jamais avérée, la crédibilité du récit conspirationniste vacille. Mais rien n’entame la foi de certains adeptes, qui, même si leur nombre diminue, continuent pour beaucoup d’être persuadés que Trump a gagné l’élection présidentielle de 2020 et que bientôt, Joe Biden sera chassé de la Maison Blanche.

QAnon n’est pas la première théorie conspirationniste qui mine la démocratie américaine : dans les années 1950, la John Birch Society, une société conservatrice proche de l’extrême droite, extrêmement puissante, affirmait déjà que les communistes dirigeaient le pays en sous-main. Mais en insistant sur l’enfance en danger, les adeptes de QAnon ont ouvert le champ du recrutement : la dénonciation d’une criminalité pédophile, même si elle n’est absolument pas nouvelle puisqu’on en trouve des traces dès le Moyen Âge et qu’elle a beaucoup nourri l’antisémitisme, est un vecteur très efficace de mobilisation, largement et facilement partagé sur les réseaux sociaux.

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Merci à Benjamin Illy, journaliste à Radio France pour les sons des meetings de la campagne de Donald Trump.

Production : Élise Karlin | Réalisation : Thomas Dutter | Prise de son : Jérémy Thuil | Mixage : Jakez Hubert