09 mai 2020, Stuttgart (Allemagne) : des pancartes portant le Q et les slogans de QAnon sont brandit lors de manifestations contre les restrictions liées au Covid-19. ©Getty - © picture alliance / Contributeur
09 mai 2020, Stuttgart (Allemagne) : des pancartes portant le Q et les slogans de QAnon sont brandit lors de manifestations contre les restrictions liées au Covid-19. ©Getty - © picture alliance / Contributeur
09 mai 2020, Stuttgart (Allemagne) : des pancartes portant le Q et les slogans de QAnon sont brandit lors de manifestations contre les restrictions liées au Covid-19. ©Getty - © picture alliance / Contributeur
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Résumé

La mouvance QAnon dépasse les frontières et répand les théories qui la fondent partout ailleurs dans le monde. "Make France great again" scande le média "Qanon France" qui se veut être le "site français de réinformation et de résistance".

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La pandémie de Covid-19 et son lot de théories complotistes ont facilité la migration internationale de QAnon, via Internet et les "QTubeurs". Mais la personnalité de Donald Trump a joué, elle aussi, un rôle essentiel : dans tous les pays, en Europe comme en Asie, l’extrême droite nationale a célébré en lui un leader antisystème, anti-élite, anti-média, et l’a identifié comme une référence supplémentaire de propagande. Or, en important le discours du président des États-Unis en Allemagne, en Hongrie, au Japon, en France, chaque mouvement d’extrême droite a importé aussi tout ce qui gravitait autour du chef de l’État américain, dont les thèses conspirationnistes de QAnon.

Au cours de l’année 2020, des sites d’actualité ou des mini-media dédiés à l’univers QAnon sont devenus, en France, des relais de la désinformation venue des États-Unis. Le phénomène reste marginal dans l’Hexagone, d’autant qu’il existait déjà dans la sphère politique avec des hommes comme Jacques Cheminade, François Asselineau ou Nicolas Dupont-Aignan, qui ont été tous les trois candidats à des élections présidentielles et qui tous ont défendu des théories complotistes. Aujourd’hui c’est Florian Philippot, ex-proche de Marine Le Pen, leader du mouvement Les Patriotes, qui se montre le plus actif, multipliant sur sa chaîne YouTube les vidéos conspirationnistes liées à la pandémie mondiale… Le complotisme est devenu une véritable grille de lecture de l’actualité.

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Merci à Benjamin Illy, journaliste à Radio France pour les sons des meetings de la campagne de Donald Trump.

Production : Élise Karlin | Réalisation : Thomas Dutter | Prise de son : Jérémy Thuil | Mixage : Jakez Hubert