Lance Armstrong après un contrôle anti-dopage en 2005, pendant le Tour de France ©Getty - Alexandre MARCHI/Gamma-Rapho
Lance Armstrong après un contrôle anti-dopage en 2005, pendant le Tour de France ©Getty - Alexandre MARCHI/Gamma-Rapho
Lance Armstrong après un contrôle anti-dopage en 2005, pendant le Tour de France ©Getty - Alexandre MARCHI/Gamma-Rapho
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Résumé

Comment faire le lien entre les échantillons anonymes dans lesquels les scientifiques du laboratoire antidopage de Chatenay Malabry ont trouvé des traces d’EPO et Lance Armstrong ? Damien Ressiot a affaire à un coureur redoutable, qui bénéficie de beaucoup de protections.

avec :

Damien Ressiot (Directeur des enquêtes à l’Agence française de lutte contre le dopage, ancien journaliste à L’Équipe.).

En savoir plus

Quand il apprend que le laboratoire de Chatenay Malabry travaille sur des échantillons prélevés en 1999 pour améliorer la lutte contre l’EPO, Damien Ressiot a déjà une enquête en cours sur Lance Armstrong. A l’époque, il a entendu dire que le coureur aurait bénéficié de médicaments expérimentaux contre son cancer, et que ces médicaments auraient une incidence sur ses performances hors-normes. Pour le vérifier, le journaliste a besoin d’avoir accès aux formulaires signés par Armstrong lors des contrôles antidopage : si le coureur prend des médicaments, il a en effet l’obligation d’inscrire leurs noms sur ces formulaires.

Ressiot décide de jouer franc-jeu. Il indique à l’entourage d’Armstrong qu’il travaille sur la rumeur d’une triche en lien avec le cancer, et demande à voir les formulaires des contrôles. Il met en avant l’intérêt pour le cycliste, qui affirme être propre, de participer à une enquête pour plus de transparence… Armstrong finit par accepter. Ce que le champion du Tour ne sait pas, ce que personne ne sait sauf Damien Ressiot, c’est qu’entre le moment où le journaliste a fait sa première demande et celui où Armstrong a accepté, le labo antidopage a commencé à travailler sur des échantillons de 1999. Or, si ces échantillons sont anonymes, ils sont numérotés ; et à chaque numéro, correspond un formulaire, celui que les coureurs conservent à l’issue d’un contrôle antidopage.

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Autrement dit, si Damien Ressiot réussit à voir les formulaires qu’Armstrong a signés quand il a été contrôlé, il pourra noter les numéros des formulaires. Et il pourra ensuite comparer les numéros des formulaires avec les numéros des échantillons dans lesquels les scientifiques de Chatenay Malabry ont trouvé de l’EPO…

Un podcast en 4 épisodes, produit par Elise Karlin, réalisé par Vincent Decque, et coordonné par Grégory Philipps.

Avec le journaliste Damien Ressiot, directeur des enquêtes à l’Agence française de lutte contre le dopage, ancien journaliste à L’Équipe.

Références

L'équipe

Elise Karlin
Production
Vincent Decque
Réalisation
Grégory Philipps
Coordination
Pascaline Bonnet
Collaboration