Bakhtiyar Haddad, le 19 novembre 2016 en reportage à Qayyarah, en Irak, lors de l'incendie des champs de pétrole pendant la bataille de Mossoul
Bakhtiyar Haddad, le 19 novembre 2016 en reportage à Qayyarah, en Irak, lors de l'incendie des champs de pétrole pendant la bataille de Mossoul
Bakhtiyar Haddad, le 19 novembre 2016 en reportage à Qayyarah, en Irak, lors de l'incendie des champs de pétrole pendant la bataille de Mossoul - © Christophe-Petit Tesson
Bakhtiyar Haddad, le 19 novembre 2016 en reportage à Qayyarah, en Irak, lors de l'incendie des champs de pétrole pendant la bataille de Mossoul - © Christophe-Petit Tesson
Bakhtiyar Haddad, le 19 novembre 2016 en reportage à Qayyarah, en Irak, lors de l'incendie des champs de pétrole pendant la bataille de Mossoul - © Christophe-Petit Tesson
Publicité
Résumé

Bakhtiyar Haddad était sans aucun doute le fixeur le plus prisé des équipes françaises pendant la Guerre d'Irak. Ce conflit s’est tragiquement achevé pour lui le 19 juin 2017 à Mossoul. Il avait seulement 41 ans. Portrait d'un journaliste passionné, et fixeur hors-pair

avec :

Etienne Huver (Journaliste indépendant), Jean-Pierre Canet (Journaliste - Redacteur en chef KM presse).

En savoir plus

C’est au cours de la Guerre d'Irak déclenchée le 10 mars 2003, par le président américain Georges W. Bush que le terme de "fixeur" fait son apparition dans le langage médiatique. Et ils vont être nombreux à occuper cette fonction auprès des militaires, des observateurs et des journalistes venus couvrir ce conflit. Cette guerre est ultra médiatisée, et des milliers de journalistes sont dans les starting-blocks, prêts à rendre compte en direct de l’inéluctable chute du Raïs dans un climat de tensions communautaires exacerbées.

Entre sunnites, chiites et Kurdes, c’est la discorde, tandis que partout les statues de Saddam Hussein sont déboulonnées. Un chaos que Bakhtiyar Haddad, jeune fixeur kurde francophone ne va avoir de cesse de décrypter pour nombre de journalistes quelque peu déboussolés. Etienne Huver y était pour RTL. Jean-Pierre Canet lui, pour Canal +.

Publicité

Né en 1976 à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, Bakhtiyar Haddad va passer une partie de son enfance en France où il accompagne son père, professeur de littérature et opposant au régime, avant de retourner au pays au début des années 1980. 20 ans après, il est sans aucun doute devenu le fixeur le plus prisé des équipes françaises tout au long d’une guerre qui s’est achevée pour lui le 19 juin 2017, à Mossoul dans le Kurdistan irakien, dernier fief de l’État islamique. Dans cette ville, où tout avait commencé. Ce jour-là, Bakhtiyar Haddad est tuée par une mine artisanale alors qu’il accompagne une équipe d’"Envoyé spécial". Il avait 41 ans. Mossoul livrait sa dernière bataille avant d’être libérée quelques semaines plus tard.

Deuxième épisode avec Etienne Huver, journaliste d'investigation et Jean-Pierre Canet, reporter et journaliste d'investigation. Une série en 4 épisodes, signée Alain Lewkowicz, réalisée par Vincent Decque, et coordonnée par Grégory Philipps.

Pour aller plus loin

Le Film hommage à Bakhtiyar Haddad, qui retrace son parcours de fixeur, et journaliste en Irak, est disponible sur Youtube.

L'ouvrage Les Fixeurs au Moyen Âge. Histoire et littérature connectées, de Zrinka Stahuljak est paru aux éditions du Seuil . Zrinka Stahuljak est aussi l'autrice d'une série de conférences consacrées au rôle du fixeur au Moyen Âge, toutes disponibles en libre accès sur le site du Collège de France.

À lire aussi : Comment la guerre utilise-t-elle le courage ?

Références

L'équipe

Alain Lewkowicz
Production
Grégory Philipps
Coordination
Vincent Decque
Réalisation