Raffinerie TotalEnergies à Anvers, avril 2022
Raffinerie TotalEnergies à Anvers, avril 2022 ©Getty
Raffinerie TotalEnergies à Anvers, avril 2022 ©Getty
Raffinerie TotalEnergies à Anvers, avril 2022 ©Getty
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Mais que fabrique donc TotalEnergie en Russie ? Le journal Le Monde a publié en partenariat avec l’ONG Global Witness une enquête démontrant l’implication du groupe pétrolier dasn la Guerre en Ukraine. Louis Wilson, chargé de campagne chez Global Witness, nous raconte leur méthode d’investigation.

Mais que fabrique donc TotalEnergie en Russie ? Le journal Le Monde a publié en partenariat avec l’ONG Global Witness une enquête démontrant l’implication du groupe pétrolier sur la production d’un condensat de gaz qui ravitaille les avions russes bombardant l’Ukraine. Une investigation menée par Global Witness qui se penche depuis mars dernier sur le rôle de l’industrie de l’énergie fossile dans le financement de la guerre. Un travail à la croisée des chemins entre exploitation des ressources et conflits armés. Un lien que la guerre en Russie illustre de manière sinistre. Mais si les grands pétroliers occidentaux comme BP ou Shell ont très vite annoncé leur retrait financier de Russie, ce n’est pas le cas de TotalEnergies. Alors comment faire pour enquêter sur la route du gaz russe de Total, Louis Wilson, chargé de campagne chez Global Witness, nous raconte leur méthode d’investigation.

Et Refinitiv n’est pas la seule donnée publique utilisée par Global Witness. L’ONG utilise également des images satellitaires pour confirmer les chiffres de cette base de données. Des images de Sibérie et de convois gaziers sur mesure pour suivre le cheminement du gaz produit par Total et son associé Novatek, du champ pétrolier de Termokarstovoïe jusqu'aux bases militaires de Morozovskaïa. Une masse de données qui redessine l’horizon des enquêtes. Un nouvel âge d’or qui se base sur l’Open Source Intelligence, l’OSINT.

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Reste que si Global Witness a pu établir grâce à l’Open Source l’implication de Total dans des raids considérés par Amnesty International comme des crimes de guerre, l’ONG ne peut se satisfaire de ces mêmes supports pour diffuser cette enquête auprès du grand public. Ou comment ces nouveaux modèles d’investigation coexistent encore avec un modèle plus que centenaire : la presse écrite.

Depuis les révélations du journal Le Monde et de Global Witness, TotalEnergies a décidé de quitter le gisement de Termokartovoie en cédant ses parts à son partenaire Novatek. L’entreprise maintient toutefois sa présence en Russie et réfute tout lien avec l’armée russe.

Pour aller plus loin :

https://www.globalwitness.org/en/campaigns/stop-russian-oil/total-russian-jet-fuel/