Damiaan De Schrijver
Damiaan De Schrijver
Damiaan De Schrijver - © Johan Jacobs
Damiaan De Schrijver - © Johan Jacobs
Damiaan De Schrijver - © Johan Jacobs
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Résumé

Le comédien belge Damiaan de Schrijver du collectif TG Stan vient nous parler de la pièce de Jon Fosse qu’il joue en ce moment et jusqu’au 26 juin au théâtre de la Bastille, "Je suis le vent".

avec :

Damiaan De Schrijver (collectif TG STAN).

En savoir plus

Le comédien Damiaan de Schrijver, issu du collectif TG Stan (acronyme de Stop Thinking About Names) est en ce moment au Théâtre de la Bastille pour la pièce Je suis le vent de Jon Fosse. Avec le comédien flamand, Matthias De Koning ils jouent l'Un et l'Autre, des amis perdus de vue depuis longtemps qui soudainement se retrouvent. Le spectacle est joué en flamand surtitré en français, jusqu'au 26 juin prochain.

Je suis le vent
Je suis le vent
- © Tim Wouters

Extraits de l'entretien

On ne va pas entrer dans la peau d’un personnage mais on va essayer de comprendre pourquoi le personnage dit ça. J’ai étudié le « Paradoxe sur le comédien » de Diderot et Diderot le dit déjà : entrer dans la peau d’un personnage c’est assez nécrophile. Quelque part c’est impossible. La plupart des personnages sont des fantômes, pas des vraies personnes mais des inventions d’écrivains, il y a tant d’Hamlet, d’Othello, d’Antigone ou Electra qu’il y a de comédiens ou comédiennes qui jouent ça. Chaque fois c’est quelqu’un de différent et c’est le texte qui fait le travail et le comédien est là entre le texte de l’auteur et le public. On peut essayer de se transformer mais ce n’est pas pour nous la chose la plus urgente. C’est qu’est-ce qu’il se passe et pourquoi, les stratagèmes entre les personnages, ça c’est important, et une bonne dramaturgie aussi. On peut se demander si on doit ressembler à Hamlet ou à Ivanov mais personne ne sait comment Ivanov était. Damiaan de Schrijver

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Il n’y a pas d’interponction : il n’y a pas de virgule, il n’y a pas de point d’exclamation, ni de point d’interrogation, il n’y a rien. Seulement il écrit « une pause », « une grande pause », « une très longue pause », « une très très longue pause ». Et à un certain moment, je le jouais déjà en flamand, et je me suis dit c’est l’Un et l’Autre, ils n’ont même pas de nom, et toutes mes phrases sont des questions. En fait je n’ai que des questions. Et ça me plaisait énormément. Une question ne doit pas toujours monter, les gens qui posent des questions ils montent à la fin de la phrase, ce n’est pas nécessaire, on ne doit pas. Le fait que le texte soit d’une grande simplicité, rend les choses très compliquées parce qu’il y a beaucoup de choses cachées. Est-ce que ce sont des amis ? Non, ils ne se connaissent pas. Mais l’Un veut essayer de convaincre l’Autre d’être ici et l’Autre veut peut-être partir et ne pas rester ici. Damiaan de Schrijver

Archives

Extraits du spectacle "Je suis le vent", Damiaan de Schrjiver et Matthias de Koning, 2021

Patrice Chéreau, France Culture, 2011

Références musicales

Django Reinhardt, "Tiger Rag"

Lou Reed, "My Oh My"

Prise de son 

Anthony Thomasson

Références

L'équipe

Jeanne Aléos
Production déléguée
Céline du Chéné
Production déléguée
Marianne Chassort
Collaboration
Marie Viguier
Collaboration
Somaya Dabbech
Réalisation
Lou Quevauvillers
Collaboration
Valentin Rémy
Collaboration