Mehmet Kurtuluş dans "Qui a tué Lady Winsley" de Hiner Saleem
Mehmet Kurtuluş dans "Qui a tué Lady Winsley" de Hiner Saleem
Mehmet Kurtuluş dans "Qui a tué Lady Winsley" de Hiner Saleem - Memento films
Mehmet Kurtuluş dans "Qui a tué Lady Winsley" de Hiner Saleem - Memento films
Mehmet Kurtuluş dans "Qui a tué Lady Winsley" de Hiner Saleem - Memento films
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Résumé

Nous recevons le cinéaste l'occasion de la sortie de son film "Qui a tué Lady Winsley". A l'image de son film, nous passerons de la peur au rire. Le réalisateur nous parle de la place des Kurdes en Turquie, de l'intolérance, mais aussi de la magie de la lumière et surtout d'espoir.

avec :

Hiner Saleem (Cinéaste).

En savoir plus

Après avoir été inspiré par le genre du western pour "My sweet pepper land", le réalisateur Irakien d'origine Kurde s'amuse avec les codes du polar dans "Qui a tué Lady Winsley".

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Synopsis : Lady Winsley, une romancière américaine, est assassinée sur une petite île turque. Le célèbre inspecteur Fergan arrive d’Istanbul pour mener l’enquête.
Très vite, il doit faire face à des secrets bien gardés dans ce petit coin de pays où les tabous sont nombreux, les liens familiaux étroits, les traditions ancestrales et la diversité ethnique plus large que les esprits.

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Tous les personnages de l’île sont inquiétants. Tout le monde se protège. On se demande qui va balancer qui.

Je crois que nous sommes tous, d’une certaine manière, les héros de nos vies. Et même parfois sans le vouloir, ceux de la vie des autres.

Je suis né dans un pays où la police n’a pas le même sens qu’en France. La police, s’était des escadrons de la mort.

Si on arrive à rire ensemble, on arriverait aussi à discuter, et on pourrait alors se comprendre. Donc le comique est essentiel pour moi. Et puis parfois, pour ne pas pleurer c’est mieux de rire. On rit aussi parce qu’on n’a pas d’autre choix que de rire.

Il y a aussi de vrais sujets dans mon film, ça dérange. Certains acteurs, stars de séries télévisées turques, ont refusé de jouer des rôles de kurdes. Ils ne trouvaient cela pas assez digne pour un turque. Mais après une première réunion, on a pu échanger très honnêtement, sans peur des opinions différentes sur le scénario, sur tous les problèmes qui existent en Turquie. Et finalement, les acteurs m’ont fait confiance, et le tournage s’est très bien passé.

L’espoir et l’amour sont deux choses qui pourraient sauver l’humanité. Placer une histoire d’amour dans une mosaïque de cultures et dans des sociétés extrêmement violentes et intolérantes, c’est un message pour demain, afin qu’on puisse vivre tous ensemble. On peut, c’est possible. J’ai envie de le croire au moins.

Archives : 

  • Alfred Hitchcock à propos du suspens dans ses films, émission Radioscopie, France Culture, 1971
  • Henri Alekan, directeur de la photographie, à propos de la lumière au cinéma, émission les Mardis du cinéma, France Culture, 1993

Références musicales : 

  • Blond Blond chante L'albinos
  • Chanson interprétée par René-Louis Lafforgue dans le film La Cité de l'indicible peur de Jean-Pierre Mocky
  • Tavas Hasavi interprétée par Baba Zula dans le film Crossing the bridge
Références

L'équipe

Jeanne Aléos
Collaboration
Charlotte Roux
Réalisation
Hannah Barron
Collaboration
Lise-Marie Barré
Réalisation
Marianne Chassort
Collaboration
Camille André
Collaboration