Artem Iurchenko pendant le tournage de son film "Les jours maudits"
Artem Iurchenko pendant le tournage de son film "Les jours maudits"
Artem Iurchenko pendant le tournage de son film "Les jours maudits" - Misha Zavalniy
Artem Iurchenko pendant le tournage de son film "Les jours maudits" - Misha Zavalniy
Artem Iurchenko pendant le tournage de son film "Les jours maudits" - Misha Zavalniy
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Résumé

Rencontre avec le réalisateur ukrainien Artem Iurchenko, qui est actuellement à la frontière polonaise pour aider les réfugiés qui y arrivent. Il a accepté de nous parler de son travail, notamment de son documentaire "Les jours maudits" tournés pendant la révolution de Maïdan de 2014.

En savoir plus

Depuis le début de la guerre en Ukraine, et l’invasion russe du 24 février 2022, différents programmes de France Culture, au-delà du suivi quotidien de l’information, permettent d’entendre analystes, historiens, spécialistes de la zone géopolitique, je vous renvoie donc à la richesse des émissions proposées sur le site de France Culture

Nous avons décidé, nous aussi, de tourner régulièrement notre programmation vers l’Ukraine dans les prochaines semaines, en recevant à ce micro des artistes ukrainiens ou russes, dont les réalisations artistiques offrent des échos à la situation gravissime que connaît le pays.

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C’est avec le réalisateur ukrainien Artem Iurchenko que nous ouvrons ces entretiens. Né à Kiev en 1987, il est venu étudier en France les Beaux-Arts et le cinéma documentaire. Début 2014, alors que son pays connaît de très forts soubresauts politiques, que la place Maïdan de Kiev est le lieu d’affrontements violents, il est allé filmer le temps qui passe dans l’atelier de son ancien maître en lithographie Vladimir Ivanov-Akhmetov, où seules la radio et la télévision allumées pouvaient laisser deviner qu’à quelques rues de là des hommes se tiraient dessus ou fabriquaient des barricades.

Le résultat s’appelle Les Jours maudits, un très beau documentaire sorti en 2018, et aujourd’hui visible sur la plateforme documentaire Tënk.

Pourquoi partir ?

"Partir rejoindre la frontière de l'Ukraine avec la Pologne a été plus fort que moi. Je trouve que c’est beaucoup moins oppressant de voir ce qui se passe de ses propres yeux, plutôt que de subir les événements à distances. Je suis en contact avec des amis artistes qui sont à Kiev, ils ont le moral, ils ne paniquent pas et ils sont sûrs que tout va bien se terminer." Artem Iurchenko

Faire de son art une arme

"Quand j’ai commencé à filmer Vladimir, je ne comprenais pas sa position par rapport à ce qui se passait à Kiev à ce moment-là. Alors j’ai essayé de trouver ma place en tant qu’artiste au sein de ces événements violents. C’est là que j’ai compris qu’on pouvait faire de la résistance avec notre pratique artistique. Souvent, les jeunes artistes veulent résister en prenant les armes. Je pense qu’il est très important qu’ils comprennent que la culture et l’art sont une arme plus puissante que n’importe quel fusil. Je ne suis pas un soldat, aller sur le front n'apportera rien, sauf peut-être ma mort. En revanche, entrer en Ukraine avec une caméra et des vivres, cela a vraiment du sens pour moi." Artem Iurchenko

"Portraits de passants"
"Portraits de passants"
- Vladimir Ivanov-Akhmetov

Extraits

Les jours maudits, documentaire d'Artem Iurchenko, 2018

Musique de fin

DakhaBrakha, Vesna

Références

L'équipe

marie Richeux
marie Richeux
Marie Richeux
Production
Jeanne Aléos
Production déléguée
Marianne Chassort
Collaboration
Mathilde Wagman
Production déléguée
Félix Levacher
Réalisation