Portrait Suzanne Doppelt
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Résumé

A l'occasion de la publication de "Meta donna" chez P.O.L. nous recevons l'écrivaine, poétesse et photographe Suzanne Doppelt.

avec :

Suzanne Doppelt.

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Depuis La taranta, court-métrage tourné en 1962 par Gianfranco Mingozzi à Galatina, dans la région des Pouilles, Suzanne Doppelt nous propose une relecture en poésie des rituels de l'Italie rurale. Dans ce petit village du sud, l'ethnologue Ernesto De Martino avait étudié la population qui était victime de piqûres d'araignées en apparence inoffensives mais qui provoquaient de réels effets, le "tarentisme", sorte de possession que l'on doit chasser par la danse, la tarentelle. En effet, si l'on imite la danse de l'araignée l'on guérit souffrance et mélancolie causées par le poison.

La double sensibilité littéraire et photographique de Suzanne Doppelt nous invite aussi à nous questionner sur les limites des formes et des médiums, sur la métamorphose via la danse. Meta donna (littéralement "moitié femme") nous invite à nous interroger sur l'incomplétude notre humanité.

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Extraits de l'entretien

Cette piqûre bloque l’individu dans sa pensée, dans son comportement à un épisode non résolu. Ce n’est pas par hasard que ce moment ait lieu chaque année au moment des récoltes, autour du 28 juin, car c’est un moment critique : c’est la misère qui règne là-bas, on ne sait pas si les récoltes vont suffisamment donner pour pouvoir vivre décemment. C’est un moment critique qui devient un moment magique car c’est à ce moment-là que les états s’intensifient. Ce venin réactualise les conflits et tous les tourments qui sont laissés sans solution. Suzanne Doppelt

Ce qui m’intéresse particulièrement ce sont tous les dispositifs comme les anamorphoses qui font que l’on n’est jamais exactement certain de ce que l’on voit, et surtout, l'on est obligés d’admettre que selon le lieu où l’on regarde on ne verra pas la même chose. C’est pour cela que j’aime beaucoup aussi les boîtes d’optique, les chambres noires où les images se retournent, ou celles dans lesquelles au XIXème siècle on photographiait les morts, toutes ces images spirites aux moyens de quelques trucages. Tous ces dispositifs qui manifestent le fait qu’il y a une incertitude quant à la vision et c’est aussi une incertitude qui se manifeste dans l’écriture je crois. Souvent j’ai besoin de proposer plusieurs choses, plusieurs versions car comment être sûre ? Suzanne Doppelt

Je m’amuse à bricoler les images, à les fabriquer, imprégnée sans doute par tout ce que je viens d’écrire. Je laisse faire et souvent je me rends compte qu’il y a quelque chose que je n’avais même pas vu les faisant mais qui est comme un lointain écho du texte. Vraiment je laisse faire et soudain il y a comme des lapsus. Suzanne Doppelt

Extrait

La taranta, Gianfranco Mingozzi, 1962.

Archives

Jacques Lacarrière, émission "Poésie sur parole", France Culture, 1990

Giorgio Agamben, émission "Du jour au lendemain", France Culture, 1994

Prise de son

Sylvain Latu

Générique de fin

M.A BEAT! - Dead Leaf

Références

L'équipe

marie Richeux
marie Richeux
Marie Richeux
Production
Jeanne Aléos
Production déléguée
Lise-Marie Barré
Réalisation
Marianne Chassort
Collaboration
Romain de Becdelièvre
Production déléguée
Valentin Rémy
Collaboration