Extrait "Je me promets d'éclatantes revanches" (p.12)
Extrait "Je me promets d'éclatantes revanches" (p.12)
Extrait "Je me promets d'éclatantes revanches" (p.12) - Valentine Goby
Extrait "Je me promets d'éclatantes revanches" (p.12) - Valentine Goby
Extrait "Je me promets d'éclatantes revanches" (p.12) - Valentine Goby
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Résumé

Ecrivain, romancière, elle est notre invitée pour son récit, hommage à la figure de Charlotte Delbo, déportée, résistante, survivante et poète ; « Je me promets d’éclatantes revanches » (éd. L’Iconoclaste).

avec :

Valentine Goby (Romancière).

En savoir plus

Certaines rencontres avec certains livres sont si fortes qu'il n'est pas possible dans le souvenir de faire abstraction de la lumière, du décor, des sensations physiques ou de la manière dont passait le temps au moment où elles ont eu lieu. Il n'est pas possible de faire sans ce qui vient avec le livre parce que tout est fixé en même temps. On a creusé en vous. Mais ce n'est pas parce que le souvenir est vif qu'il est aisé ensuite de rendre les sensations de cette rencontre en mots. Donc, il arrive un jour où vous rencontrez les textes de Charlotte Delbo. Cette découverte que fait Valentine Goby, et plus tard, celle d'une femme, celle qui affirma sans ciller être sortie d'Auschwitz, notamment en écrivant, et pour qui le verbe "survivre" veut dire vivre en surplus. Vivre plus.

59 min

C'est un chemin qui m'amène à rencontrer cette femme que je n'attendais pas. C'était une injonction à écrire, une injonction à inventer une langue.

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Ce dont Charlotte Delbo parle, c'est de l'enveloppe du corps humain. Elle ne cite pas de date, pas de lieu, le nom d'Auschwitz vient très tard... C'est significatif, elle appelle cela "l'Innommé".

Dans ce pessimisme, il y a une joie extraordinaire. J'arrive à la voix de Charlotte Delbo parce que j'ai envie de l'entendre, je tombe des nues en entendant sa voix d'une gouaille merveilleuse. Elle incarne le retour à la vie.

Voir l'écrivain qu'elle a voulu être. Elle ne peut plus voir le monde autrement que depuis Auschwitz, et en même temps, elle écrit d'autres textes. Du théâtre. Elle écrit avec son corps, c'est naturel que sa parole arrive à la scène.

Programmation musicale :

  • Barbara : Une petite cantate
  • Csaba Palotaï : Le Déserteur
  • Musique générique de fin : Janis Joplin_, « Try »_
Références

L'équipe

marie Richeux
marie Richeux
Marie Richeux
Production
Jeanne Aléos
Collaboration
Lise-Marie Barré
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration