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Un soir tard, d’ici quelques temps . C’est ainsi que débute **La dernière bande ** . C’est la première image que crée les didascalies. Sur la scène du Théâtre de l’œuvre à paris, il n’est pas si tard, mais à force d’obscurité, nos yeux et nos corps de spectateurs, cherchent l’heure de la nuit. Regardent comme se meut le vieux Krapp. L’observent manger une puis deux bananes. Et transporter bruyamment le magnétophone à bandes. "Boîte trois, bobine cinq". "Bobiiiine". Quand il ne reste plus grand chose pour habiter un jour, on se ravit de ce que le mot bobine soit si savoureux à la bouche. Sur la bande la voix a 39 ans. C’était il y a longtemps et celui qui écoute est presque un étranger. Tout a filé. L’amour bien sûr. Et la vision. L’écriture de Beckett est double, retravaillée par les pauses, les avancées et les rembobinages dans la bande. L’homme à la table, et le théâtre en général demande d’où vient la voix? De quel noir? Beckett n’entend répondre à rien. Passé minuit. Jamais entendu pareil silence, la terre pourrait être inhabitée. De l’évocation d’un amour passé, au vertige de la condition de l’être, c’est dans ce grand écart que se faufile la lumière.

Alain Françon met en scène La Dernière bande de Beckett au Théatre de l’œuvre.

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Avant cela, gare aux oreilles sensibles. Philip Roth n’est pas connu pour les ménager. Et l’éveil à la sexualité semble avoir dépassé un peu le héros du roman. **L’extrait que choisit de nous faire entendre Noémi Lvovsky est tiré d’un roman publié en 1969, Portnoy et son complexe ** .

L’image Polaroïd c’est la suite de la suite de la suite de Bruxelles.

Sur le plateau de la fin, c’est toujours la poésie de Gherrasim Luca que nous mettons dans vos oreilles.

Programmation musicale **Joe Dassin, *Fais-moi de l'électricité * ** A perfect circle, What's going on ** **Rolling Stones, Stupid girl **

Références

L'équipe

Marie Richeux
Marie Richeux
Marie Richeux
Production
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration