France Culture
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Littérature et pensée, deux grands beaux corps à part entière.

Concevoir leur indistinction, c’est concevoir les questions qu’elles sont l’une pour l’autre, qu’elles s’adressent l’une à l’autre, mais aussi, comment la littérature, en ne cessant pas d’être littérature, pense en surcroît, pense des choses que la philosophie par exemple ne penserait pas assez.

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A cette large question posée par Michel Surya dans le dernier numéro de la revue Lignes ** , il est autant de réponses que de contributeurs.

Dans celle que l’on choisit d’explorer cet après-midi, Georges Bataille est convoqué, et la littérature, pensée comme un corps indépendant, essentiellement irresponsable jusqu’à s’affranchir ou laisser planer le doute du caractère du lien qui l’unit à celui qui écrit, ou lit. Ici la littérature communique la mauvaise nouvelle, et comme l’enfance, met en demeure la pensée, malmène le sens, est tout à la fois, outragieuse et intime. Elle porte le danger que la pensée fuirait et se tient souvent à la crête, au pic de ses propres contradictions. Désireuse d’être innocentée autant que d’être accusée, la littérature est face à l’impossible et au supplice, mais accompagne les hommes, les aime et les reconnaît dans leur nouvelle condition d’inconsolables.

Notre invitée, Mathilde Girard, est philosophe et psychanalyste, elle contribue régulièrement aux revues Chimères et Lignes .

Le Polaroid du jour est un tatouage.

Le Poème du jour, est l'oeuvre de la vaudoise José-Flore Tappy.

Avant cela, Stanislas Roquette déballe sa bibliothèque . C’était un matin. Coin de bureau. Café rare mais réussi. Pile de livres et un parmi eux, sur du papier volant. Après la révolution de Denis Guenoun.