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Avant-dernière étape de notre voyage à travers le langage, avec la poétesse et romancière Emmanuelle Pireyre, auteure notamment en 2012 de Foire internationale (Les petits matins) et de Féerie générale (L'Olivier).

Emmanuelle Pireyre
Emmanuelle Pireyre
- baert

Lundi, nous écoutions Les Souffleurs commandos poétiques déposer du poème dans l’espace public, dans l’oreille, sur la joue, sur les plaies. Mardi, nous écoutions Rocé travailler un rap qui vaut pour l’énergie et le combat, au centre du langage. Hier, nous évoquions le travail des membres de l’association bordelaise « N’a qu’un œil » qui, forts de leurs récoltes, fabriquent des dictionnaires bougrement vivants. Aujourd’hui s’entrechoquent au sein du même espace le livre, le langage de la fiction, le langage de la sociologie, le langage du forum internet, celui de la finance ou du rap. Ils s’entrechoquent, parce qu’ils entrent sans frapper. Des bouts d’histoire sauvages à peine déguisés débarquent sans demander la permission, et se dépoussièrent en même temps qu’ils s’exposent. Féérie générale , c’est le nom du livre et c’est un peu la foire. Cela tombe bien parce que Foire internationale est le titre d’un autre livre. Ce serait, pour leur auteure Emmanuelle Pireyre , comme le projet d’écrire la danse des inadaptés. Ou comment jongler avec le vrai et le rêvé. Ou encore, comment arrêter de dire joyeux quand ce n’est pas joyeux du tout. En sous-couche, une question rôde, qui demanderait de manière lancinante: est-il encore possible de se trouver en intimité avec soi-même? Combien coûte la solitude et existe-t-il des mots pour la raconter qui ne seraient pas usés jusqu’à la corde? Et si tout le monde en raconte, des histoires, alors quid de celui qui les écrit ?

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La romancière, poète, dramaturge Emmanuelle Pireyre est notre invitée cet après midi. Prix Médicis 2012 pour Féerie générale , nous reviendrons avec elle sur ce texte mais aussi sur d'autres, dont Foire internationale , publié la même année.

Avant tout, laissons Manuel Blanc déballer sa bibliothèque. Aujourd’hui, c’est un avocat que le comédien fait parler. Un vrai avocat, Thierry Illouz, auteur de cet extrait du court texte, non encore publié, A ma troisième robe .

L’image Polaroïd du jour, c’est une berceuse inefficace, une cérémonie.

Vers 16h50 en fin d’émission, le comédien Reda Kateb lit les textes de ceux qui, pour fêter la saison, ont confié leurs textes au Printemps des poètes. Aujourd’hui, le Poème du jour consiste en quelques vers de Jean Pierre Duprey.

Programmation musicale

Aaron, Rise (album Birds In The Storm )

Bachar Mar Khalife, K-Cinerea

Renaud, Déserteur