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Fernand Léger, Adieu New-York, 1946 (huile sur toile 130x162cm)
Fernand Léger, Adieu New-York, 1946 (huile sur toile 130x162cm)

L’exil, comme une donnée du monde. Pourrait-on dire une donnée intrinsèque du monde dans lequel nous vivons, et du siècle que nous avons laissé passer derrière nous?

De cet exil, certains font littérature, d’autres font langage ou danse. Beaucoup font souffrance. Mais de cet exil, beaucoup de peintres ont fait peinture. Peindre la patrie laissée. Peindre en réminiscence, peindre en invention d’un monde d’entre deux mondes. Peindre dans un récit de soi, qui quitte ou qui retrouve ou renouvelle. Loin du seul paysage qu’encadre la fenêtre, et dont Breton décrétait que l’on ne pouvait s’en contenter. Picasso bien sûr, et l’Espagne quittée. Fernand Léger et New York trouvé. Marc Chagall et Paris illuminé… Quelle que soit la peinture à laquelle il donne lieu, l’abandon de la patrie originelle, fut déterminant dans leur création. La réunion des Musées nationaux- Grand palais s’engage cet été au côté des musées nationaux du 20 ème siècle des Alpes-Maritimes pour une proposition en tryptique (jusqu'au 8 octobre 2012): au musée national Marc Chagall à Nice, au musée national Fernand Léger à Biot, et au musée national Pablo Picasso à Vallauris, les œuvres de ces trois grands maîtres cotoieront de près les œuvres d’autres peintres concernés par la thématique de l’exil, sans oublier le traitement plus contemporain de l’artiste Melik Ohanian.

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Simon Hantaï, Tabula, 1975 (136x88cm)
Simon Hantaï, Tabula, 1975 (136x88cm)

Maurice Fréchuret est conservateur en chef du patrimoine pour ces musées et co-commissaire de l'exposition Exils – Réminiscences et nouveaux mondes .

Le Polaroid commence cette semaine en se développant, seul comme un grand, image surprise de chats grisés par la nuit.

Vers 16h50, on ouvre le livre des fables. La Fontaine nous fait la morale, non sans sourire, dans la voix de Catherine Jacob .

Mais d'abord, vous reprendrez bien un p’tit peu de lecture! Depuis le mois de septembre nous rendons visite à des comédiennes, des comédiens, qui nous ouvrent leurs bibliothèques et nous font découvrir cinq textes qui leurs chers. Pendant les deux prochaines semaines, nous réentendrons certains de ces jolis moments. Aujourd’hui, c’est Marilù Marini qui nous fait redécouvrir Julio Cortazar, avec Cronope et Fameux . Un recueil écrit entre Rome et Paris jusqu’en 1959 et publié en1962. Selon lui, "nous sommes des espérances en devenir ". Excellente nouvelle. On écoute !

Programmation musicale ** Roberto Goyeneche avec l'orchestre d'Anibal Troilo, Pa' que bailen los muchachos ** **Archie Shepp, There is a balm il gilead ** La rue Ketanou, L'exil ** Archives INA: Marc Chagall répond à Jacques Chancel dans l'émission Radioscopie (France Inter) du 25 mai 1971

Victor Brauner, Le Poète en exil, 1947 (72,7x59,5cm)
Victor Brauner, Le Poète en exil, 1947 (72,7x59,5cm)
Marc Chagall, Entre chien et loup 1938-1943 (100x73cm)
Marc Chagall, Entre chien et loup 1938-1943 (100x73cm)
Références

L'équipe

Marie Richeux
Marie Richeux
Marie Richeux
Production
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration