Etel Adnan en 2013 ©Radio France - Marie Richeux
Etel Adnan en 2013 ©Radio France - Marie Richeux
Etel Adnan en 2013 ©Radio France - Marie Richeux
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Résumé

Au carrefour des civilisations arabe et occidentale, Etel Adnan développe une oeuvre littéraire et plastique qui transcende les barrières culturelles et politiques. Elle parle avec lucidité et émerveillement de ces mondes au coeur desquels elle habite, prenant en toutes choses le parti de la beauté.

avec :

Etel Adnan (poète américano-libanaise, écrivaine et artiste visuelle).

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La peintre et poétesse Etel Adnan est morte le 14 novembre à Paris, à l’âge de 96 ans. Marie Richeux la recevait en 2013, à l'occasion de la sortie de son recueil "Le cycle des tilleuls".

On ne décide pas du destin des livres, on constate leur existence et on les regarde vivre leur propre diffusion, à travers les langues, à travers les pays. Des langues et des pays, elle en a traversé depuis l’enfance. Et des arbres, et des tilleuls, elle en a vu pousser. Et des anges, elle en convoque par dizaines et des femmes, libres, libérées, elle en fait l’incessant portrait. Si une part de son langage s'est éprouvé dans le grec, éprouvé dans le turc, éprouvé dans le français, puis principalement dans cette langue du monde qu’est l’anglais, une autre part de ce langage vit dans la peinture, son geste, ses couleurs et ses possibles abstractions. C’est ainsi qu'elle sera l’une des artistes invitée de la Documenta 2012 , à Cassel en Allemagne. Mais c’est pour un recueil paru aux éditions al Manar , que nous la recevons aujourd’hui. Le cycle des tilleuls  s’ouvre sur une déclaration d’existence. Le jaillissement d’une plante. Celui d’un printemps après les autres printemps, et avant tout autre saison, jusqu’à la très lumineuse mort, au-delà de laquelle vous n’hésitez pas à vous projeter.

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Etel Adnan , écrit et peint depuis bien des années maintenant, elle est notre invitée cet après midi.

A la fin, c’est un poème de Jean Cocteau qui ferme la marche. Et puisqu’il faut fermer, alors fermons aussi les portes de la bibliothèque éphémère du comédien Pierre Santini . Pour finir, il tenait à nous faire Figaro. Je dis nous faire, car le geste y est, autour de la table, le regard aussi, et nous nous tenons devant lui, avec le sentiment d’y être pour vous qui l’écoutez maintenant. Pierre Santini, finit de déballer sa bibliothèque. Extrait du monologue de Figaro de Beaumarchais.

Références

L'équipe

marie Richeux
marie Richeux
Marie Richeux
Production
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration