Surveiller (3/5): Surveiller = Veiller sur

France Culture
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  • Pascale Molinier Psychologue et professeure de psychologie sociale à l'Université Sorbonne Paris Nord

**Troisième jour d'une semaine consacrée à la surveillance. Pascale Molinier , professeur de psychologie, pionnière en France sur les études de care , mène depuis longtemps un travail de terrain dans les hôpitaux et les maisons de retraite, centré sur les aides-soignantes. Elle vient de publier aux éditions La Dispute un ouvrage intitulé Le travail du care. **

Pascale Molinier
Pascale Molinier

Lundi, nous nous demandions avec Hervé Marchal qui du gardien d’immeuble ou des locataires était le plus surveillé. Hier, nous écoutions deux agents de musées nous parler de leur métier et de ces journées passées à regarder œuvres, visiteurset bâtiments dans un souci de protection davantage que de surveillance. Et c’est à cet aspect du mot "surveiller" que nous nous attachons aujourd’hui. Préparant cette semaine, nous avons voulu déjouer l’inextricable négativité attachée à ce verbe. Comment penser une surveillance positive, voire aimante? Les théories du care peuvent-elles nous aider à envisager le caractère inestimable d’un travail qui place en son centre le souci de l’autre? Comment l’organisation contemporaine du travail parvient-elle à intégrer, à valoriser le savoir-faire discret qui consiste à adapter son action, ses réactions, aux besoins de l’autre, à sa prise en considération.

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Vers 16h20, étape centrale de notre semaine autour d'un mot, "surveiller". entendons-le à l’envers: cela donne "veiller sur". La psychologue Pascale Molinier est notre invitée cet après-midi. Elle s'intéresse aux enjeux psychosociaux liés à l’organisation contemporaine du travail.

Mais pour commencer, le comédien Claude Aufaure choisit pour vous de placer, au menu de son déballage de bibliothèque, un indéniable chef d’œuvre. C’est ainsi qu’il présente La Montagne Magique de Thomas Mann.

Le Polaroïd du jour, est une façon de cligner de l’œil.

Vers 16h50, nous nous arrêterons un instant pour entendre quelques vers du poète portugais Al Berto . Son recueil Jardins d’incendie recèle de perles, comme en témoigne le choix de Laurette Nobécourt.

Programmation musicale

T.Hampson (baryton), W. Sawallisch (piano), Dichterliebe op 48 pour baryton et piano deRobert Schumann "Hör’ich das Liedchen klingen "

Phosphorescent, Song for zula

Robert Shermann, BOF Mary Poppins * de Robert Stevenson (1988), * The perfect nanny

Joe Arroyo y la Verdad, Rebellion

**Extraits **

« Urgences à Bobigny » (Les Pieds sur Terre , FC, 08/01/2013)

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