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Avant-dernier jour de notre semaine laborieuse. Thierry Beinstingel est conseiller en recrutement dans une entreprise de télécommunications. Il rédige une thèse sur la récurrence de la thématique du travail dans la littérature française de ces trente dernières années, et est l'auteur, entre autres de Ils désertent , paru en février dernier aux éditions Fayard.

Thierry Beinsteingel
Thierry Beinsteingel
- Mayot

Après le cinéma, l’art contemporain, la psychanalyse, quid de la littérature? Le jeudi, c’est le jour où tout commence à se recouper. Le corps endolori des ouvriers que nous évoquions lundi, une certaine absurdité ou déshumanisation du système de recrutement évoqué mardi, le rapport archaïque entretenu avec le travail, l’outil, l’autre, évoqué mercredi: tout se recoupe en un seul endroit, celui de la littérature. Quand, évidemment, la littérature aborde le travail. Car bien qu’au centre de la plupart de nos existences humaines, le travail aurait été, exception faite de la littérature naturaliste de Zola, quelque peu boudé. Les années 1980 changent la donne. Les années 2000 aussi, mais différemment. Et il apparaîtrait que la littérature toute contemporaine s’intéresse de très près au travail comme décor de fiction, comme endroit de laboratoire pour la langue. En somme, le travail est-il un objet ou sujet littéraire particulier? ; et si oui, pourquoi, comment ? Ce sont des questions que se pose Thierry Beinstingel, tant via la création - son dernier roman Ils désertent a paru chez Fayard l'an dernier - que via la recherche, puisque sa thèse porte sur la thématique du travail dans la littérature française contemporaine.

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**Thierry Beinstingel ** est notre invité cet après-midi. Comment l’écriture romanesque, par exemple, peut à la fois témoigner de l’expérience du travail, et reprendre du terrain sur celui du langage, normé et vide de sens, comme il est parfois utilisé dans l’entreprise… Thierry Beinstingel brasse ces questions en création et en théorie.

C'est encore la comédienne** Norah Kriev** qui ouvre l'heure, en déballant sa bibliothèque. Aujourd’hui elle lit deux extraits de textes. Mis face à face ou côte à côte. Il s’agit de Interview de Christine Angot paru en 1999, et de Encore et jamais de Camille Laurens paru cette année.

L’image Polaroïd du jour est une image des sous sols.

Pour finir, les voix de la Comédie Française nous lisent deux Poèmes du jour de Roberto Juarroz .

Programmation musicale

Brigitte Fontaine,* Je suis conne*

Swann, Will I see you again

Jean Ferrat, Ma môme

The Rolling Stone, Sympathy for the devil