France Culture
France Culture
Publicité
Jean-Marc Hovasse
Jean-Marc Hovasse
- baert

Première étape de cette semaine hantée, peuplée de fantômes et d’esprits.

Entrer dans la Maison de Victor Hugo à Paris et par le biais de portraits superbes, grâce à quelques manuscrits ou à la petite couronne de mariée de Léopoldine, se retrouver plongé dans l’ambiance qui régnait en 1853 à Jersey, où le poète vivait en exil avec toute sa famille. Le spiritisme a des adeptes et il séduit de nombreux artistes. A travers les séances de tables tournantes, Hugo entre en contact avec les esprits, on peut dire que certains des vers du recueil Les Contemplations , lui sont comme annoncés ou soufflés. L’intérêt est, non pas de chercher à éclaircir l’affaire, mais bien de voir le dialogue, le va-et-vient qui existe entre les expériences de ces convocations, et l’œuvre immense qui s’écrit. Dans son journal, Adèle, sa fille, commente en ces termes: « Les esprits faibles croient aveuglément au mystère, les esprits forts en rient les grands esprits sont sérieux devant l’inconnu ». Il s’agit aussi d’explorer la façon dont Victor Hugo entend conjuguer la religion, le spiritisme et le politique.

Publicité
Marine Terrace, 1853-1854
Marine Terrace, 1853-1854
- Charles Hugo

C’est sur ce grand esprit que** Jean-Marc Hovasse** travaille depuis de nombreuses années. Il est l'auteur aux éditions Fayard d'une biographie de l’auteur dont le troisième et denrier volume paraitra en 2015.

Mais pour commencer, pour l’instant nous voici invités à déballer une nouvelle bibliothèque. On le fait dans le bureau du Conservatoire National d’Art Dramatique qu’il dirige depuis 2007. Daniel Mesguich , acteur et metteur en scène a choisi, pour débuter de nous lire un extrait de Le mauvais vitrier de Charles Baudelaire, un des cinquante petits poèmes en proses rédigés entre 1855 et 1864.

Victor Hugo, portrait avec enluminure, 1853-1855, Folio 13 de l’Album Allix
Victor Hugo, portrait avec enluminure, 1853-1855, Folio 13 de l’Album Allix
- Charles Hugo

Sur l’image Polaroïd du jour dansent deux jeunes femmes dans les phares d’une voiture.

Vers cinq heures moins dix, dans le Poème du jour , ce sont ces poèmes du même Hugo qui sont dits par les Sociétaires de la Comédie Française, extraits des Contemplations dont le poète disait qu’il fallait les lire comme un livre des morts.

Programmation musicale

Giani Esposito, *Les Clowns *

Naïve New Beaters, Pop you

Alain Lecompte, *Pendant une maladie *