"Django" réalisé par Etienne Comar
"Django" réalisé par Etienne Comar
"Django" réalisé par Etienne Comar - © Roger Arpajou
"Django" réalisé par Etienne Comar - © Roger Arpajou
"Django" réalisé par Etienne Comar - © Roger Arpajou
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Résumé

Reda Kateb incarne Django Reinhardt dans le film d'Etienne Comar qui retrace deux ans de la vie de l'artiste, 44 et 45, années charnières qui lui ouvrent les yeux sur le monde qui l'entoure. Le film est l'histoire d'un homme qui retourne à ses racines, dans l'exil, après la gloire...

avec :

Reda Kateb (Acteur de théâtre et de cinéma).

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Aujourd'hui dans Paso Doble :

Reda Kateb, acteur dans le film Django réalisé par Etienne Comar, en salles le 26 avril.

J’avais en tête une photo de Django Reinhardt, avec sa fine moustache, qui tient tient sa cigarette. Son regard vers l’objectif me racontait beaucoup d’histoires, il y avait une légèreté mais aussi une gravité, une douceur mais aussi quelque chose d’animal et de sauvage, j’étais déjà sous le charme de ce mythe.

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Résumé du film

À Paris en 1943 sous l’Occupation, le musicien Django Reinhardt est au sommet de son art. Guitariste génial et insouciant, au swing aérien, il triomphe dans les grandes salles de spectacle alors qu’en Europe ses frères Tsiganes sont persécutés.
Ses affaires se gâtent lorsque la propagande nazie veut l’envoyer jouer en Allemagne pour une série de concerts…

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La campagne électorale manque de souffle, de rêve et d’envergure. Je suis d’une génération qui a toujours voté par défaut pour éviter le pire et ce n’est pas ma vision de la politique ni ce que j’attends de ceux qui nous gouvernent. Django nous parle d’une époque trouble, la Seconde Guerre mondiale, qui a de fortes résonances avec notre époque, mais aussi dans un sens positif : par exemple, la semaine dernière nous avons présenté le film à Forbach, j’avais en face de moi un public composé de gens du voyage, de français dits « de souche », d’arabes, d’africains, dans une ville où le front national fait des scores extraordinaires. En voyant ce public et en partageant ce moment avec eux, je me suis dit que le cinéma était peut-être le moyen de relier les gens entre eux, traversés par des émotions communes, plus que tous les discours que j’ai entendus dans cette campagne électorale.

"Django" réalisé par Etienne Comar
"Django" réalisé par Etienne Comar
- © Roger Arpajou
"Django" réalisé par Etienne Comar
"Django" réalisé par Etienne Comar
- © Roger Arpajou

On parle souvent du moment où les allemands viennent écouter Django Reinhardt, où il joue devant eux comme une espèce de compromission… Or si je fais une simple comparaison, pour les films dans lesquels je joue le public n’est pas filtré à l’entrée du cinéma, il doit certainement y avoir des gens peu recommandables. Django Reinhardt a refusé de travestir, changer, plier sa musique aux codes de la musique arienne. Dans sa musique, il y a un souffle de liberté et d’humanisme qui dépasse beaucoup de discours. On lui a proposé une tournée en Allemagne que beaucoup d’artistes de l’époque ont accepté, un train a amené Viviane Romance et d’autres à Berlin pendant l’occupation. C’est la ligne qu’il n’a pas franchie.

"Django" réalisé par Etienne Comar
"Django" réalisé par Etienne Comar
- © Roger Arpajou

Je n’ai pas besoin que chacun de mes films ait une teneur politique en revanche je ne pourrais pas travailler avec quelqu’un ou dans un univers dans lequel je me sentirais en désaccord, c’est un des filtres qui guide mon choix de projets. Les acteurs ont une forme de responsabilité à donner vie ou non à des choses… J’essaye de travailler avec des réalisateurs dont la caméra veut du bien aux gens.