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Au sommaire de cette émission :

Est-ce la peine d’y revenir ? Depuis juin, et presque chaque jour, de nouvelles révélations sur le système de surveillance mis en place par la National Security Agency américaine sont portées à notre connaissance. Ca a commencé par l’enregistrement de métadonnées d’un opérateur de téléphonie américain, avant de concerner les données des grandes plateformes. Puis des programmes permettant l’accès aux mails, même ceux censés suivre des parcours sécurisés. Donc la surveillance de citoyens du monde entier (américains, britanniques, allemands, français, mais aussi brésiliens, mexicains auxquels s’ajoutent les pays avec lesquels les Etats-Unis ont des rapports plus conflictuels, Chine comprise). Surveillance aussi des dirigeants (le portable d’Anglera Merkel évidemment), des ambassades, des institutions internationales. Tout ça se faisant parfois, avec l’aide d’autres services de renseignement, britanniques notamment. Et puis on en apprend chaque jour sur les moyens utilisés : des requêtes légales parfois aux opérateurs ou plateformes, mais piratages le plus souvent : backdoors (installation de portes dérobées dans les logiciels pour siphonner les informations),* deep packet inspection* (technologie qui pénètre dans les paquets d’information qui circulent sur Internet), pompage des données en tous les points sensibles du réseau (les routeurs qui dispatchent les paquets de données, les câbles eux-mêmes). C’est le réseau qui est touché dans ses fondements même. Et encore je résume et simplifie. Bref, c’est massif et c’est traumatisant. Et c’est de là que j’aimerais qu’on parte aujourd’hui. Qu’on parte des traumatismes pour se demander ce qui peut arriver maintenant. Est-ce que les choses vont changer ? Quels sont les recours, politiques juridiques, technique, pour que les choses changent ? Qu’est-ce qui va se passer maintenant qu’on sait tout ça ?

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Bernard Benhamou Ancien délégué aux usages de l’Internet auprès des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche et de l'économie numérique, « diplomate » de l'Internet notamment auprès de l'ONU.Laurent Chemla
Pionnier des réseaux français, co-fondateur de Gandi, premier inculpé en France pour piratage informatique (depuis un Minitel), et aujourd’hui à la tête d’un projet de messagerie protégée, du nom de Caliop.

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L'équipe

Vanessa Nadjar
Réalisation
Thibault Henneton
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