Danielle Darrieux, quelle drôle de gosse !

France Roche et Danielle Darrieux dans Adorables Créatures de Christian-Jaque (1952)
France Roche et Danielle Darrieux dans Adorables Créatures de Christian-Jaque (1952) ©AFP
France Roche et Danielle Darrieux dans Adorables Créatures de Christian-Jaque (1952) ©AFP
France Roche et Danielle Darrieux dans Adorables Créatures de Christian-Jaque (1952) ©AFP
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Plan Large sur Danielle Darrieux, l'actrice d'un siècle aux 103 films, qui a traversé l'histoire du cinéma, avec Clara Laurent et l'historien N.T. Binh.

Avec
  • Clara Laurent
  • N.T. Binh Journaliste, critique, enseignant de cinéma (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Danielle Darrieux avait cette intelligence absolue d'actrice qui lui offrait une richesse incroyable" N.T. Binh

Initiales D.D. de la jeune femme moderne, impertinente et délurée des années 1930 à la mamie dans le coup, voire la vieille dame indigne des années 2000, Danielle Darrieux a fini par incarner une sorte de mémoire vivante du cinéma français parlant. 80 ans de carrière, du Bal en 1931 à Pièce montée en 2010, 103 films. Elle a attendu d’avoir 100 ans pour partir, un 17 octobre 2017, mais elle vit encore sur grand écran, à l’occasion de rétrospectives, en ce moment à la Cinémathèque de Toulouse jusqu'au 13 décembre, ou dans celle que la Cinémathèque française consacre à Max Ophuls, qui fit d’elle son actrice fétiche dans les années 1950. Du même Ophuls est ressorti mercredi en salles La Ronde (1950) où elle emporte tout le temps d’une séquence. L’occasion de redécouvrir Danielle Darrieux, actrice de tous les paradoxes : la « plus américaine » des actrices françaises, fut aussi celle qui résista aux tentatives hollywoodiennes de la normaliser. Belle et comique, sexy et burlesque, elle fut dans les années 1930 ce mélange détonnant d’ingénuité et de dévergondage, cette synthèse improbable d’une « vraie jeune fille », pure et virginale, d’une jeune femme redoutablement intelligente, et d’un véritable sex symbol. Et en même temps, « Danielle Darrieux avait tellement le sens du comique qu’elle excellait dans le drame », dira d’elle Max Ophuls. Plan Large opère une grande traversée du cinéma français, en parcourant des œuvres témoins de leur époque, et de sa façon de représenter les femmes, avec la biographe de l'actrice, Clara Laurent, auteur de Danielle Darrieux – Une femme moderne (Ed. Hors Collection) et l'historien N.T. Binh

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En dernière partie d’émission, la chronique de N.T. Binh sur le coffret livre/ DVD Brian de Palma édité chez Carlotta, comprenant six films majeurs: Phantom of the Paradise, Furie, Pulsions, Blow Out, Body Double et Scarface

Body Double de Brian de Palma (1984)
Body Double de Brian de Palma (1984)
- Carlotta

Actualités :

  • Rétrospective Danielle Darrieux jusqu'au 13 décembre à la Cinémathèque de Toulouse
  • Week-end consacré au cinéaste Hervé le Roux à la Cinémathèque française le 15 et 16 décembre à Paris

Extraits de films:

  • Le Bal, de Wilhelm Thiele (1931)
  • Un mauvais garçon, de Jean Boyer (1936)
  • Battement de cœur, d'Henri Decoin (1940)
  • ARCHIVE: Les Actualités Mondiales, le 27 mars 1942, dans le film Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls (1971)
  • La Vérité sur Bébé Donge, d'Henri Decoin (1952)
  • Madame de ... de Max Ophuls, 1953
  • Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy (1967)
  • Huit Femmes, de François Ozon (2002)
  • Phantom of the Paradise, de Brian de Palma (1974)
  • Blow Out, de Brian de Palma (1981)
  • Pulsions, de Brian de Palma (1980)

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