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Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque mercredi, vous avez rendez-vous avec votre intuition géographique. Aujourd'hui, le questionnement de Planète Terre porte sur : « le sexe dans l'espace urbain : quelle géographie ? » La géographie considère-t-elle le sexe comme un objet d'étude et de recherche ? A cette question, la géographie dite « anglo-saxonne » répond par l'affirmative, comme en témoigne l'ouvrage de référence *Mapping desire, geographies of sexualities * , c'est-à-dire « cartographier le désir, géographies (au pluriel) des sexualités », ouvrage collectif dirigé par David Bell et Gill Valentine, publié chez Routledge en 1995, non traduit dans notre langue. A la différence de ses consoeurs d'Amérique du Nord ou des îles britannique, la géographie française ne fait que marginalement place aux études sur les questions du sexe, du genre et de la sexualité, auxquelles **Planète terre ** a choisi de consacrer trois émissions, aujourd'hui donc, puis les mercredi 13 et 27 juin. Dans le paysage scientifique français, l'intérêt pour la dimension spatiale des pratiques sexuelles se signale davantage dans d'autres disciplines que dans la géographie. Des signes existent, néanmoins, qu'une évolution est en cours, comme par exemple cette journée d'étude intitulée « sexe de l'espace, sexe dans l'espace », organisé par l'Association des doctorants de géographie de l'Université de Bordeaux 3 qui s'est tenue hier. Pour évoquer le sexe comme objet de recherche géographique, Planète Terre accueille donc Baptiste Coulmont, qui est sociologue et Emmanuel Redoutey, qui est urbaniste. Tous deux ont en commun d'avoir effectué des recherches sur la question du sexe dans l'espace urbain.

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L'équipe

Sylvain Kahn
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