"CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance." Extrait du poème "Clown", d'Henri Michaux (1939)
 "CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance." Extrait du poème "Clown", d'Henri Michaux (1939)
 "CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance." Extrait du poème "Clown", d'Henri Michaux (1939) ©Getty - David Ieroham / EyeEm
 "CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance." Extrait du poème "Clown", d'Henri Michaux (1939) ©Getty - David Ieroham / EyeEm
 "CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance." Extrait du poème "Clown", d'Henri Michaux (1939) ©Getty - David Ieroham / EyeEm
Publicité
Résumé

"Clown" d'Henri Michaux est probablement un de ses poèmes les plus célèbres, mais aussi les plus incompris. A travers cette figure de l'enfance, l'écrivain y questionne la solitude, l'essence de l'existence et le rapport entre les êtres.

avec :

Hervé Pierre (Comédien, pensionnaire de la Comédie-Française).

En savoir plus

Ainsi à l’écart, toujours seul au rendez-vous, sans jamais retenir une main dans ses mains, il songe, le hameçon au cœur, à la paix, à la damnée paix lancinante, la sienne, et à la paix qu’on dit être par-dessus cette paix. Sophie Nauleau

Poème : "Clown", de Henri Michaux (1939), issu du recueil L'Espace du dedans (1956).

Publicité

Lecture : Hervé Pierre, de la Comédie-Française

Extrait :

CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l'esclaffement, le sens que contre toute lumière je m'étais fait de mon importance.
       Je plongerai.
Sans bourse dans l'infini-esprit sous-jacent ouvert
       à tous
ouvert à moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d'être nul
et ras...
et risible...

Henri Michaux est né le 24 mai 1899 à Namur. Installé à Paris en 1924, il y côtoie les peintres surréalistes et se lie d’amitié avec Jules Supervielle. C’est à lui qu’il dédie d’ailleurs le premier poème "Énigmes" de Qui je fus  (1927), repris en ouverture de son anthologie poétique personnelle intitulée L’espace du dedans. Après avoir longuement voyagé de 1927 à 1937, en Asie et Amérique du Sud, il se retire dans le Midi durant la guerre. Ailleurs , Connaissance par les gouffres, Épreuves, exorcismes, Face aux verrous, L’infini turbulent, La nuit remue, Plume , Poteaux d’angle ou La vie dans les plis sont autant d’autoportraits du poète de la paix dans les brisements. Henri Michaux, qui avait troqué le y de son prénom de baptême contre un point sur les i derrière lequel se cacher en douce, est mort à Paris le 19 octobre 1984.

Si la mescaline est en grande partie à l’origine de son œuvre picturale, c’est son génie du bizarre, et du retrait, qui a fait de lui le plus aventureux des explorateurs de l’espace du dedans.

Références

L'équipe

Sophie Nauleau
Production
Céline Geoffroy
Conseiller(e) littéraire
Marguerite Gateau
Réalisation