Pierre Rosanvallon a publié en septembre 2018 "Notre histoire intellectuelle et politique" aux éditions du Seuil.
Pierre Rosanvallon a publié en septembre 2018 "Notre histoire intellectuelle et politique" aux éditions du Seuil. ©AFP - BERTRAND GUAY
Pierre Rosanvallon a publié en septembre 2018 "Notre histoire intellectuelle et politique" aux éditions du Seuil. ©AFP - BERTRAND GUAY
Pierre Rosanvallon a publié en septembre 2018 "Notre histoire intellectuelle et politique" aux éditions du Seuil. ©AFP - BERTRAND GUAY
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La Fondation Jean-Jaurès publie ces jours-ci un bilan critique du quinquennat de François Hollande, alors que les militants de Place publique lancent leur mouvement aux côtés des autres partis de gauche. Analyse de cette refondation permanente du camp progressiste avec l’historien Pierre Rosanvallon

Avec
  • Pierre Rosanvallon historien, titulaire de la chaire d'Histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France

Le PS aurait dû inaugurer ce samedi son nouveau siège, à Ivry-sur-Seine, au sud de Paris. Finalement, ce sera mi-décembre. Il reste encore quelques travaux. Surtout, la date choisie tombait le jour de la grande mobilisation des Gilets jaunes : l’inauguration risquait de passer inaperçue.

Le symbole est fort : celui qui était, il y a encore peu, le principal parti de gauche se voit aujourd’hui contraint de reporter sa renaissance à cause d’une colère sociale. Au moins les socialistes peuvent-ils trouver un peu de réconfort en constatant que c’est toute la gauche qui semble dépassée par ce mouvement. Il faut dire que, de ce côté-ci du champ politique, le paysage a rarement été autant morcelé.

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Aux acteurs traditionnels sont venus s’ajouter, progressivement, de nouveaux entrants : la France insoumise, Générations, et désormais Place publique. Des acteurs qui paraissent incapables aujourd’hui de faire autre chose que d’afficher leurs divisions pour exister. Si la gauche en est là aujourd’hui, elle le doit notamment au quinquennat Hollande. Ce devait être une consécration : ce fut un calvaire, validant une nouvelle fois l’idée que la gauche est incapable d’exercer le pouvoir durablement.

Liens :

Le rapport de la Fondation Jean Jaurès sur le bilan du quinquennat de François Hollande

Le manifeste du mouvement Place Publique publiée dans Libération

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