Anarchy In The UK

Boris Johnson à la Chambre des Communes le 4 septembre 2019
Boris Johnson à la Chambre des Communes le 4 septembre 2019 - AFP / PRU
Boris Johnson à la Chambre des Communes le 4 septembre 2019 - AFP / PRU
Boris Johnson à la Chambre des Communes le 4 septembre 2019 - AFP / PRU
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En seulement deux jours, le Premier ministre britannique Boris Johnson a essuyé trois votes négatifs des députés de la Chambre de Communes. La démocratie britannique est-elle encore en mesure de surmonter la crise politique créée par le Brexit et les modalités de sa mise en oeuvre ?

Avec
  • Denis Baranger professeur de droit public à l'université Paris II Panthéon - Assas

"Anarchy in the UK", "Anarchie au Royaume-Uni" : quoi de mieux que ce titre des Sex Pistols, hymne fondateur de la musique punk, pour tenter de qualifier la situation politique au pays du Brexit.

Suspension des travaux du Parlement, mise en minorité du gouvernement, défection du propre frère du premier ministre, exclusion de députés conservateurs frondeurs, et toujours pas la moindre certitude sur la date de sortie de l’Union européenne.

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Il y a deux façons, pas forcément contradictoires, d’appréhender ce feuilleton à rallonge : soit en considérant qu’il témoigne d’une déliquescence de la démocratie britannique, incapable d’assumer et de respecter la souveraineté populaire (à savoir le résultat du référendum de sortie de l’UE) ; soit en faisant au contraire le constat d’une incroyable plasticité de son système institutionnel, une capacité à supporter les chocs et à faire vivre le débat en toutes circonstances.

Le parlementarisme britannique, fruit d’une longue maturation, a longtemps fait figure de modèle pour les systèmes démocratiques.

Est-il encore un modèle à suivre ?

A lire :

Le Brexit d'un point de vue constitutionnel, analyse de Denis Baranger (article en anglais) 

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