Espions : c'est quoi ce Schmurtz ?

Roger Moore en James Bond dans "L'espion qui m'aimait" (1962)
Roger Moore en James Bond dans "L'espion qui m'aimait" (1962) ©AFP - United Artists / Collection Christophe L
Roger Moore en James Bond dans "L'espion qui m'aimait" (1962) ©AFP - United Artists / Collection Christophe L
Roger Moore en James Bond dans "L'espion qui m'aimait" (1962) ©AFP - United Artists / Collection Christophe L
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L'affaire Skripal et ses conséquences diplomatiques ont remis en lumière des procédés oubliés depuis la fin de la Guerre Froide. Comment l'espionnage, pratiqué tous les pouvoirs, se pense-t-il aujourd'hui à la croisée du contre-terrorisme, de l'intelligence économique et des questions stratégiques ?

Avec

Cela fait cliché de le dire, mais difficile de ne pas convoquer le souvenir de la guerre froide pour qualifier le grand chassé-croisé de la semaine, celui de dizaines de diplomates, partis pour des allers sans retour : de Washington, Londres ou encore Paris vers Moscou et, en vertu du principe de réciprocité, de Moscou vers les pays occidentaux.
Certes, l'échange n'a pas eu lieu sur le fameux pont de Glienicke à Berlin, celui par lequel transitaient les espions expulsés, qui vers l'Est, qui vers l'Ouest, mais l'affaire Skripal (du nom de cet agent double russe empoisonné au Royaume-Uni) et ses conséquences, démontrent qu'en matière d'espionnage, les fondamentaux ont la vie dure.
On avait fini par l'oublier avec l'évolution des menaces (le terrorisme islamiste) et des techniques (le cyber-espionnage).
Comme l'explique dans Le Monde Yves Trotignon, un ancien cadre de la DGSE, ‘’le retour progressif à des crises traditionnelles… rappelle que la lutte contre le terrorisme n’est qu’une des missions’’ des services de renseignement. ‘’Pendant la guerre contre l’organisation Etat islamique ou Al-Qaida, le grand jeu continue’’.

Un grand jeu qui vise à collecter des informations pour en exploiter leur potentiel stratégique.

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A ECOUTER 

La suite de l'interview de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'Ecole de guerre économique. 

Il évoque le retard des grandes entreprises françaises dans la lutte contre les nouvelles formes d'espionnage industriel. Existe-t-il dans le monde de l'entreprise en France, par exemple autour de la notion de "patriotisme économique", une conscience de la nécessité de protéger les intérêts économiques et industriels nationaux ? 

Christian Harbulot

2 min

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