Le ministre de l'Education Nationale lors de sa conférence de presse de rentrée ©AFP
Le ministre de l'Education Nationale lors de sa conférence de presse de rentrée ©AFP
Le ministre de l'Education Nationale lors de sa conférence de presse de rentrée ©AFP
Publicité
Résumé

C'est sa cinquième rentrée au poste de Ministre de l'Éducation Nationale. Record de longévité pour Jean-Michel Blanquer rue de Grenelle. Mais cette rentrée 2021 se déroule (comme l'an passé) dans des conditions sanitaires difficiles, en lien avec la pandémie de coronavirus.

avec :

Jean-Michel Blanquer (Ministre de l'Education nationale).

En savoir plus

Deux jours après la rentrée scolaire, plusieurs classes en France ont du fermer parce qu'un élève a été contrôlé positif au coronavirus. C'est le cas notamment à Marseille, dans l'Aude ou en Saône-et-Loire. La fermeture d'une classe pendant sept jours (dès lors qu'un élève de primaire est contrôlé positif) est prévue par le niveau 2 du protocole sanitaire. Invité de France Culture, Jean-Michel Blanquer précise : 

"À ce stade, cela reste infime. Nous n'avons qu'un très petit nombre de cas. Dans quelques jours, nous pourrons donner un chiffre qui a un sens. Des élèves avaient contracté le virus, avant d'entrer à l'école. Mais je considère que l'école n'est pas un lieu spécifiquement contaminant. Il l'est mais pas davantage qu'un autre lieu." 

Publicité

Jean-Michel Blanquer est également revenu sur la polémique créée après ses propos tenus le week-end dernier sur France 3 alors qu'il était interrogé sur l'allocation de rentrée scolaire et le projet d'une députée LR de la verser en bon d'achats. "L'ARS est parfois utilisée par certaines familles pour acheter des écrans plats plutôt que des fournitures scolaires" avait commenté le ministre. Sur France Culture, Jean-Michel Blanquer juge que "peut-être sa phrase n'était pas la bonne" mais que ce "sujet mérite d'être regardé, même si pour l'heure il n'est pas documenté de manière scientifique"

Interrogé enfin sur conception de la laïcité, le Ministre de l'Éducation a souhaité qu'elle soit "concrète, vivante, et qu'elle permette à tous de bien vivre, dans la tolérance et le respect d'autrui. Même si je vois chez certains une volonté de ringardiser la laïcité". Jean-Michel Blanquer prévoit d'ailleurs que le 16 octobre prochain, les enseignants commémoreront dans leurs classes le premier anniversaire de l'assassinat de Samuel Paty. 

C'est aussi la rentrée en matière d'essais et de livres sur l'éducation. Voici les titres mis en avant par Louise Tourret (productrice de l'émission Être et Savoir, le lundi soir sur France Culture) : 

  • "Mérite" de Annabelle Allouch (Anamosa)
  • "Trois questions sur l'école républicaine" d'Eric Maurin (Seuil)
  • "Et toi tes parents, ils font quoi ?" d'Adrien Naselli (JC Lattès)
  • "Reste à ta place" de Sébastien Le Foll (Albin Michel)
  • "Exception consolante" de JP Delahaye (La librairie du labyrinthe)
  • "Comme nous existons" de Kaoutar Harchi (Actes Sud)
  • "Pour que je m'aime encore" de Maryam Madjidi (Nouvel Attila)
  • "Héritocratie" de Paul Pasquali (La Découverte)
  • "Génie de la France, le vrai sens de la laïcité" d'Abdennour Bidar (Albin Michel)
  • "La laïcité à l'école, pour un apaisement nécessaire" de Paul Devin (Laïcité)
  • "École ouverte" de Jean-Michel Blanquer (Gallimard)
  • "La fabrique des surdoués" de Jérome Pellissier (Auteur)
  • "Grandir" de Susan Neiman (Premier parallèle)
Références

L'équipe

Anne-Claire Bazin
Collaboration