La pensée Macron à l'épreuve du pouvoir
La pensée Macron à l'épreuve du pouvoir ©AFP - NICOLAS TUCAT
La pensée Macron à l'épreuve du pouvoir ©AFP - NICOLAS TUCAT
La pensée Macron à l'épreuve du pouvoir ©AFP - NICOLAS TUCAT
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Alors que se tient le premier congrès de La République en Marche, que révèlent les six premiers mois de la présidence Macron sur sa pratique du pouvoir ? Comment sa pensée politique, notamment inspirée de la philosophie de Paul Ricœur, se confronte-t-elle au réel ?

Avec
  • François Dosse historien, spécialiste de l’histoire intellectuelle, professeur à l’Université Paris-Est Créteil et Sciences Po, chercheur à l’IHTP (Institut d’histoire du temps présent)

Un président en poste depuis 6 mois. Et pour qui cette journée de samedi aurait dû être une nouvelle apothéose, puisque c’est aujourd’hui qu’a lieu le tout 1er congrès de la République en marche, le mouvement qui lui a permis de conquérir le pouvoir. Sauf que la fête est un peu gâché par l’annonce du départ de quelques dizaines de militants, sur fond de critiques récurrentes à propos d’un manque criant de démocratie interne. La preuve : il n’y a qu’un seul candidat pour diriger LREM : Christophe Castaner, désigné par l’Elysée. Et qui sera choisi à l’issue d’un vote à mains levées !

C’est pourtant sur l’exigence d’un exercice démocratique renouvelé, d’une place centrale laissée à la délibération, qu’Emmanuel Macron a bâti, d’abord sa réflexion, ensuite sa conquête. En Marche avait vocation à incarner cette nouvelle façon de faire de la politique. Voilà que le mouvement semble rattrapé par une forme d’immobilisme presque culturel (propre aux partis traditionnels) ; et que le chef de l’Etat lui-même peine à renvoyer autre chose que l’image d’un chef en surplomb, trop autoritaire.

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Est-ce à dire que passer de la philosophie de l’action à l’action elle-même relève de la gageure ?