Le cinéma, arme de projection politique

Chris Evans dans Captain America : The First Avenger, sorti en 2011
Chris Evans dans Captain America : The First Avenger, sorti en 2011 ©Maxppp - PHOTOSHOT/MAXPPP
Chris Evans dans Captain America : The First Avenger, sorti en 2011 ©Maxppp - PHOTOSHOT/MAXPPP
Chris Evans dans Captain America : The First Avenger, sorti en 2011 ©Maxppp - PHOTOSHOT/MAXPPP
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Explicitement ou non, les films présentés au Festival de Cannes et dans les grandes compétitions internationales sont porteurs d'une certaine image du pays et de la culture dont ils sont issus. Comment les grandes nations utilisent-elles ce "soft power" pour peser politiquement dans le monde ?

Avec
  • Nashidil Rouiaï docteure en géographie, spécialiste de géographie culturelle et de géopolitique

Qui obtiendra la Palme d’or ? La 72ème édition du festival de Cannes s’achève ce soir. Comme chaque année, les films en compétition officielle auront incarné une certaine idée de la mondialisation. Outre la France et les Etats-Unis, les mieux représentés, on y aura vu des films brésiliens, sénégalais, roumains, chinois, coréens ou encore belges.

Avoir un film représenté à Cannes n’est pas anodin pour un pays. C’est une forme de reconnaissance symbolique de sa propre existence, et une indication de ce que pèse le cinéma national sur l’échiquier mondial. Enfin, de ce qu’il pèse artistiquement.

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Car commercialement, c’est une autre histoire : Hollywood reste la première puissance cinématographique mondiale de par la diffusion planétaire de ses productions. C’est même le principal outil de son soft power.

Au XXème siècle, le cinéma fut même instrumentalisé directement par le politique, en produisant des films de propagande, notamment pendant les périodes de conflit. Désormais, les procédés sont plus subtils, mais pas moins efficace. La Chine, en pleine compétition commerciale face aux Etats-Unis, en est une bonne illustration. Et l’Europe dans tout ça ? 

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