"Toto" Riina, le chef historique de Cosa Nostra, pendant son jugement à Palerme en 1993 ©Maxppp - ANSA/EPA
"Toto" Riina, le chef historique de Cosa Nostra, pendant son jugement à Palerme en 1993 ©Maxppp - ANSA/EPA
"Toto" Riina, le chef historique de Cosa Nostra, pendant son jugement à Palerme en 1993 ©Maxppp - ANSA/EPA
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Résumé

Depuis leurs origines les mafias italiennes, de Cosa Nostra à la 'Ndrangheta, entretiennent des rapports étroits avec l'Etat. En tant qu'organisations sont-elles pour autant des acteurs politiques ? Emission enregistrée depuis les Rendez-vous de l'histoire de Blois.

avec :

Charlotte Moge (Maître de conférences en études italiennes à l’Université Jean Moulin - Lyon 3).

En savoir plus

Voilà qui ne va pas calmer les contempteurs de la Cour européenne des droits de l’homme. En début de semaine, la CEDH dénonçait les conditions de détention ‘’inhumaines et dégradantes’’ dont les mafiosi italiens font l’objet. La cour considère que la législation qui a permis, au début des années 90, de prononcer des peines de perpétuité incompressibles, devrait être modifiée.

La justice italienne trop dure avec les mafias : ce ne fut pas toujours le cas. Longtemps, Cosa Nostra, la plus connue d’entre elles, aura bénéficié d’une forme d’impunité de la part du pouvoir judiciaire et politique. Pas seulement en raison de sa capacité à corrompre. Mais aussi parce que les organisations mafieuses ont pu servir de commodes intermédiaires, se substituant à un Etat trop faible pour assumer une politique sociale ambitieuse.

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Cette "entente cordiale" prit fin, du moins officiellement, dans les années 90, sous les coups de butoir de l’opération Mains Propres. La démocratie chrétienne italienne en sortit laminée.

La mafia, elle, existe toujours. Son rôle politique a-t-il changé ?

Rediffusion de l'émission du 12/10/2019.

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Séverine Cassar
Réalisation
Somany Na
Réalisation