Najat Vallaud-Belkacem est depuis mars 2020 la directrice pour la France de l'ONG One, qui lutte contre la grande pauvreté
Najat Vallaud-Belkacem est depuis mars 2020 la directrice pour la France de l'ONG One, qui lutte contre la grande pauvreté ©Maxppp - Vincent Isore
Najat Vallaud-Belkacem est depuis mars 2020 la directrice pour la France de l'ONG One, qui lutte contre la grande pauvreté ©Maxppp - Vincent Isore
Najat Vallaud-Belkacem est depuis mars 2020 la directrice pour la France de l'ONG One, qui lutte contre la grande pauvreté ©Maxppp - Vincent Isore
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D'ici 2022 la France consacrera 0.55 % de sa richesse nationale à l'aide au développement : c'est plus que ces dernières années mais c'est moins que l'objectif de 0.7 % fixé en 1970 à l'ONU. Comment mieux combattre les inégalités au niveau mondial ? Est-ce une question de moyens ou de gouvernance ?

Avec
  • Najat Vallaud-Belkacem Ancienne ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, directrice France de l'ONG ONE

"Il s'agit d'une épidémie mondiale et ça ne sert à rien qu'un pays soit en avance. Nous devons avancer ensemble."

Tels sont les mots prononcés hier par le Premier ministre britannique Boris Johnson, en ouverture du sommet du G7. Le club des pays les plus riches de la planète a annoncé une aide de 6,2 milliards d'euros pour la vaccination contre le Covid-19.

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Cet effort de solidarité internationale marque-t-il un tournant ? Le constat en tout cas est là : éradiquer le virus dans un seul pays ne sert à rien s'il n'est pas combattu partout.

C'est en raison de ce "nouvel état d'urgence global" que la France s'apprête à revoir sa politique d'aide au développement des pays les plus pauvres. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a présenté cette semaine à l'Assemblée nationale un projet de loi sur le sujet. Il vise notamment à porter l'aide publique française à 0,55 % de la richesse nationale d'ici la fin du quinquennat (au lieu des 0,4 % actuels).

Mais le quai d'Orsay dit vouloir aller plus loin en associant davantage les pays bénéficiaires, mais aussi des acteurs non étatiques tels que les ONG ou les grandes fondations. Dès lors, l'aide publique au développement peut-elle préfigurer une nouvelle forme de gouvernance mondiale ?
 

A lire :

Jean-Yves Le Drian : « Donner un nouvel élan à notre politique de développement solidaire », tribune parue dans Le Monde

Les ONG demandent plus de solidarité, la France répond “ultérieurement”, la réponse de plusieurs ONG (dont Oxfam, One, CCFD - Terre Solidaire, ATD - Quart Monde, Coordination Sud) à la loi de programmation en discussion à l'Assemblée nationale, publiée par l'Humanité 

Aide au développement : on y est presque !, article d'Alain Guillemoles dans La Croix

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation