Marine Le Pen en meeting à Perpignan le 15 avril 2017
Marine Le Pen en meeting à Perpignan le 15 avril 2017 ©AFP - Alain JOCARD
Marine Le Pen en meeting à Perpignan le 15 avril 2017 ©AFP - Alain JOCARD
Marine Le Pen en meeting à Perpignan le 15 avril 2017 ©AFP - Alain JOCARD
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Le FN se réunit à Lille ces 10 et 11 mars pour un congrès de la "refondation". Au-delà d'un changement de nom annoncé et de la réélection acquise de Marine Le Pen à sa tête, le parti peut-il encore rebondir après son échec à la dernière élection présidentielle ?

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Les "Français qui croient que cinq ans d’extrême-droite remettraient la France debout", selon la formule de notre invité Nicolas Lebourg, étaient nombreux l’an dernier lors de l'élection présidentielle : plus de 7 millions et demi de voix pour Marine Le Pen au premier tour, 3 millions supplémentaires au second.

Sauf que quelques semaines plus tard, c’est la dégringolade aux législatives. Le Front national recueille moins de 3 millions de voix pour ses candidats. Et ne réussit à faire élire que 8 députés : loin d’être suffisant pour former un groupe parlementaire. Une érosion dans les urnes, confirmée dans les sondages : une enquête récente de la Sofres témoigne d’une moindre adhésion, d’une année sur l’autre, aux idées du Front national.

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C’est donc un parti fragilisé qui tient son congrès à Lille ce week-end. La preuve : il est présenté comme un congrès de la refondation. Mais tout dépend évidemment jusqu’où ira celle-ci. Le changement de nom est validé, mais il n’y aura pas de changement de chef : Marine Le Pen est la seule candidate à sa succession.

Quant à la ligne stratégique, elle suppose à la fois d’interroger le contenu programmatique et les possibles alliances : à quelles attentes répondent les idées du FN ? Et avec qui les défendre pour conquérir le pouvoir ?